Après avoir remporté un succès colossal en France, où il a attiré près de 3 000 000 de spectateurs dans les salles de cinéma, « Belle et Sébastien », l'adaptation de la série télévisée diffusée à partir de 1965 et du roman éponyme de Cécile Aubry, arrive finalement chez nous.

La Belle et la Bête

Sébastien (Félix Bossuet) est un petit garçon solitaire. Il est élevé par César (Tchéky Karyo), son « faux » grand-père, depuis qu'il est tout petit. Il attend inlassablement le retour de sa mère qui serait partie en Amérique.

L'activité préférée du petit garçon est de se balader dans les Alpes. Pendant l'une de ses fameuses balades, il tombe sur une chienne sauvage que les gens du village ont appelée « La Bête ». En effet, tous croient que l'animal tue les moutons des villageois. La chienne aurait même attaqué l'un des hommes de la municipalité, le blessant à la jambe.

Sauf que la chienne ne semble pas aussi sauvage et dangereuse qu'on le laisse croire. Rapidement, Sébastien se lie d'amitié avec l'animal, qu'il baptise « Belle ». Il ne pourra toutefois pas montrer au grand jour son amitié, car tous croient que son fidèle compagnon est un tueur sanguinaire.

Et comme si ce n'était pas assez, les Allemands débarquent dans le petit village paisible. C'est la Deuxième Guerre mondiale, après tout. Les Nazis sont à la recherche de clandestins qui fuient la France pour aller se réfugier en Suisse.

Voyage dans les Alpes

Belle et Sébastien est visuellement sublime. Dès les premières secondes, nous sommes subjugués par la beauté des paysages de cette région française. Les plans larges s'enchaînent les uns après les autres pour nous montrer l'immensité des décors. Bien souvent, le personnage se retrouve au beau milieu de l'image et est presque aussi petit qu'une fourmi.

D'ailleurs, les acteurs qui évoluent dans ces superbes images sont efficaces. Le film de Nicolas Vanier peut, en effet, compter sur une distribution compétente. On s'attache rapidement au personnage joué par le jeune Félix Bossuet. Il incarne à la fois la vulnérabilité et la détermination des enfants. À aucun moment, on sent qu'il a appris son texte par cœur. De plus, sa relation avec Belle ne semble pas artificielle. La complicité entre l'humain et l'animal s'installe dès le début. À ce propos, Belle et Sébastien réussit beaucoup mieux dans ce domaine que Boule et Bill. Et que dire de Belle elle-même? Quel merveilleux animal! Je suis persuadé que vous en voudrez un en sortant de la salle!

Si la mise en scène aérée et poétique est sans reproche, tout comme le jeu des comédiens, on ne peut malheureusement pas en dire autant des personnages. Je sais que le long métrage se veut léger et souhaite s'adresser à un large public, mais j'aurais aimé que les protagonistes soient un peu plus étoffés. On ne connaît pas grand-chose de leur histoire. On ne sait quasiment rien de la vie passée de César ni quelles sont les motivations de ce lieutenant allemand. Ainsi, on a de la difficulté, à certains moments, à comprendre réellement pourquoi tel ou tel personnage agit de la sorte.

Verdict

Bucolique, champêtre et pittoresque, Belle et Sébastien est une belle histoire d'amitié entre l'homme et la bête. Il s'agit d'une bonne bouffée d'air frais en ce mois de février frisquet, et disons que ça fait du bien.

Cote : 3 étoiles sur 5

Belle et Sébastien prend l'affiche le 21 février 2014.

Source(s) image(s):
Les Films Seville

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