Que serait un gardien de but sans ses jambières? En plus de lui protéger les jambes contre les tirs de rondelles, elles permettent au gardien d'effectuer plus facilement des arrêts. Cependant, les jambières n'ont pas toujours eu l'apparence qu'on leur connaît aujourd'hui. En consultant leur histoire, vous découvrirez qu'on en a fait du chemin depuis leur apparition!

Cricket et hockey 

Au début du 20e siècle, les premières jambières ressemblaient beaucoup à ce que l'on pouvait trouver au bandy ou au cricket. Elles n'étaient toutefois pas adaptées au hockey. Bien vite, elles ont évolué pour devenir plus solides, mais également plus imposantes. 

Ainsi, vers 1930, les jambières étaient fabriquées de cuir, comme de la peau de chevreuil. On les rembourrait avec du crin de cheval, du feutre, du poil de daim et même avec de l'éponge. Bien qu'offrant une protection plus grande à son porteur, ces nouvelles jambières n'étaient pas sans défaut. En effet, pendant une partie, elles devenaient de plus en plus lourdes à cause de l'absorption de l'eau provenant de la glace, ce qui, par le fait même, fatiguait grandement le gardien.

Une révolution

Vers la fin des années 1980, les jambières évoluèrent beaucoup. Les matériaux synthétiques ont fait leur arrivée. En plus de mieux protéger le gardien, elles étaient plus résistantes et surtout plus légères. Le gardien était ainsi plus libre de ses mouvements. Il faut dire qu'avant cette évolution, les jambières pouvaient atteindre un poids de 8 à 11 lb pendant un match. Maintenant, elles ne pèsent que de 5 à 6 lb. 

Calquée sur la règle entrée en vigueur dans la LNH en 2005, la LHJMQ a senti le besoin de réglementer la largeur maximale des jambières en la fixant à 11 po. C'est 1 po de moins que ce que permettait l'ancienne réglementation. Cette modification avait pour but notamment d'augmenter les chances de faire des buts. 

Deux mousses indispensables

Aujourd'hui, en ouvrant une jambière de gardien de but, on découvrirait entre autres deux types de mousses : une de haute densité et une autre de basse densité. Chacune a son importance. La première a comme objectif d'absorber l'impact et de protéger les jambes du gardien, alors que la seconde rend la pièce d'équipement plus confortable et permet de contrôler plus facilement les rebonds. 

Comparativement aux premières jambières, il est, de nos jours, plus facile de les personnaliser. Les gardiens ne sont plus obligés d'avoir toutes les mêmes jambières de couleur brune. Aussi, elles sont prêtes à être utilisées beaucoup plus rapidement qu'auparavant. Elles se « cassent » après seulement quelques entraînements. 

Dans le futur

Dans les prochaines années, les concepteurs d'équipements vont continuer à faire des pieds et des mains pour offrir des jambières toujours plus légères et durables, et ce, grâce à des mousses encore plus performantes. 

Pour en savoir plus, visitez la section Kijiji LHJMQ du blogue de Kijiji.

 

Sources : 

www.books.google.ca

www.museevirtuel-virtualmuseum.ca

www.radio-canada.ca/sports/hockey

www.lapresse.ca/sports/hockey

Source(s) image(s):
Kijiji

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