L’une des peurs quand on prend l’avion est de se retrouver avec un terroriste qui en veut à la vie des passagers. Heureusement, on retrouve sur certaines lignes des « Air Marshal », des agents armés qui doivent veiller à la sécurité des passagers. Mais qu’arriverait-il si l’un d’eux devait résoudre une grave crise pendant un vol? C’est là-dessus que s’est penché Jaume Collet-Serra (« L’orpheline », « La maison de cire ») pour son dernier film : « Sans arrêt » (version française de « Non-Stop »).

Quelqu'un va mourir toutes les 20 minutes

Bill Marks (Liam Neeson) est un U.S. Federal Air Marshal à bord d’un vol international à destination de Londres. Alors qu’il devait s’agir d’un simple vol de routine, il commence à recevoir des menaces sur son téléphone. Un inconnu menace de tuer un passager toutes les 20 minutes s’il ne reçoit pas 150 millions de dollars dans un compte secret. Marks prend la menace très au sérieux, contrairement aux autres membres du personnel. 

Après la première victime, la menace semble être bien réelle. Tous deviennent des suspects, même Jen Summers (Julianne Moore), une passagère assise à côté de lui, qui l’avait pourtant aidé auparavant, ainsi que les membres de l’équipage. 

Marks semble cependant être seul dans sa quête. L’inconnu s’est arrangé pour que ses supérieurs situés au sol perdent confiance en leur agent. En fait, ils croient même que c’est lui l’instigateur de cette crise et l’accusent d’avoir détourné l’avion. Le seul moyen de prouver son innocence et de sauver la vie de tous les passagers est d’attraper le criminel. Mais il devra faire vite. Toutes les 20 minutes, quelqu’un meurt. 

Un anti-héros doit résoudre une crise

Le héros de Sans arrêt est tout le contraire du héros vertueux des films d’action classiques. Souffrant de problèmes d’alcool et encore ébranlé par ses déboires du passé, Marks semble n’être aujourd’hui que l’ombre du passé. Liam Neeson, par un jeu sobre, arrive sans problème à se mettre dans la peau de cet anti-héros. 

D’ailleurs, on ne regarde pas ce film pour ses scènes de combats à mains nues ou ses fusillades (c’est assez peu recommandé de se tirer dessus dans un avion, de toute façon). Il s’agit plutôt d’un suspense dans lequel le cinéphile, à l’instar du protagoniste, est invité à trouver le suspect. Là-dessus, le thriller franco-américano-britannique remplit brillamment son pari. Lorsqu’on sait finalement qui est derrière tout ça, on s’exclame : « Eh bien! Je ne l’avais pas vu venir celle-là! »

Jaume Collet-Serra a une manière bien à lui de faire monter le suspense. Pour chaque meurtre, on se demande comment le tueur va procéder et, chaque fois, on est surpris par l’ingéniosité de la méthode qu’il a employée. Peut-être que certains trouveront que c’est tiré par les cheveux, mais pour ma part, j’ai trouvé que ça demeurait vraisemblable. 

Comme je l’ai mentionné plus haut, Julianne Moore figure au générique. Malheureusement, l’actrice de 53 ans n’est pas assez présente à mon goût. Je pense que l’on aurait pu trouver un moyen de l’intégrer davantage. 

Verdict

Bref, Sans arrêt est un bon film de suspense qui vous tiendra rivé à votre fauteuil jusqu’à la toute fin. Il y a peut-être une ou deux choses qui vous agaceront, mais pas suffisamment pour gâcher votre expérience. 

 

Cote : 3,5 étoiles sur 5

Source(s) image(s):
Universal Pictures Canada

Commentaires