BORNES ÉLECTRIQUES

La période des transactions est terminée et, comme chaque année, le DG du Tricolore a reçu son lot d'offres, en plus d'en déposer plusieurs lui-même. Même s'il est allé chercher le super « sniper » Thomas Vanek sans trop se dépouiller, beaucoup vont se plaindre en disant que Marc Bergevin est encore pris avec Eller, qu'il n'a pas réussi à échanger Markov contre la moitié des Panthers et que « Moé, j'conna ça le hôcké pis Rané Bouque vaut bin in choé de pramuière rânde, facque comment t'èsse que c'é qu'cé qu'y é qu'on a pas y'u ça pour? » À ceux-là, je répondrai que, comme le dit le proverbe : « Il faut être deux pour danser. » Bon. S'il est vrai que l'inventeur de cette maxime ne devait pas se tenir dans les « raves », force est d'admettre qu'il avait en partie raison. Grâce à mes micros cachés dans le bureau du DG du CH, j'étais aux premières loges (paradoxalement les loges les moins chères du Centre Bell) pour épier son travail. Voici, en exclusivité, des transactions qui n'ont pas abouti.

Franchement exagéré!

Steve Yzerman appela Marc vers 11 h pour savoir s'il était intéressé par Martin St-Louis.

- Ben oui, c'est clair! Je t'offre Eller pis Moen!

- Non, je veux ton capitaine pis des choix de 1re et 2e ronde.

- Hahahahaha! Voyons, y a personne qui va te donner ça! Bonne chance mister Y!

(En raccrochant) Pis, c'est lui qu'on a engagé pour bâtir Team Canada? Non, mais quel épais! 

Un blockbuster!

Les Red Wings voulaient mettre la main sur Markov. Justin AbdelKader, Tomas Jurco, Pavel Datsuyk et deux choix de 1re ronde s'en venaient à Montréal contre le no 79. Malheureusement, le temps que Marc Bergevin finisse de remercier la vie pour ce beau cadeau, Ken Holland s'empara du téléphone, engueula son fils de 13 ans souffrant d'un déficit d'attention et l'envoya dans sa chambre avant de s'excuser à Marc pour le dérangement. Marc voulut quand même lui demander s'il était intéressé par René Bourque, mais Holland raccrocha avant qu'il ne termine sa phrase. 

Markov, un Flame?

Les Flames ont voulu améliorer leur défensive et désiraient eux aussi mettre la main sur Markov, mais l'offre (Mike Cammalleri + Matt Stajan) ne faisait pas du tout l'affaire de Bergevin. Brian Burke se mit alors à pleurer : « Snif Come on, Marc! Je peux pas te donner des jeunes pis des choix de 3e ronde, j'en ai trop besoin! Check mon club! Snif, snif Tu peux pas me laisser dans la dèche de même! J't'en supplie, dis oui! Tiens, je rajoute Lee Stempniak. Y'es ben fin, j'te le jure!... Allo, Marc? Allô! AHH! » Snif, pleure, braille.

Les Oilers ne comprendront jamais

Bergevin appela Craig MacTavish, son homologue d'Edmonton, pour s'enquérir du prix que coûterait Nail Yakupov.

- Je veux un attaquant, genre Gallagher, Galchenyuk ou Pacioretty, déclara MacTavish.

- Euh, j'veux pas faire ta job, mais t'as pas besoin de défenseurs, toi?

- Ben voyons donc. La meilleure défense, c'est l'attaque, tu savais pas ça?

- ... Ok, ça explique des choses.

Lars Eller intéressait les Sabres...

Marc Bergevin discutait avec Buffalo depuis les Fêtes en ce qui concerne Lars Eller. Le 3 janvier, après un match où le Danois marquait son 10e but de la campagne, les Sabres offraient Cody Hodgson contre l'énigmatique joueur. Marc repoussa l'offre du revers de la main, pensant que son joueur valait bien plus que ça. Hier, un peu plus de deux mois plus tard, Eller n'ayant toujours pas marqué son 11e, Bergevin appela à Buffalo pour conclure la transaction, sauf que cette fois, ce sont les Sabres qui ont refusé. Marc comprit la situation, raccrocha, enleva sa chemise et se fouetta dans le dos jusqu'au sang comme dans Da Vinci Code.

Ça se dispute pour Bourque

Une transaction à trois équipes était sur le point d'être conclue entre le Canadien, les Stars et les Sharks. Markov devait prendre le chemin de San Jose, Marleau et Havlat, celui de Dallas, tandis que Valeri Nichushkin et Shawn Horcoff s'en venaient à Montréal. Voyant que tout le monde sauf lui se débarrassait d'un joueur fini, Bergevin a voulu inclure Bourque dans l'entente. Voici ce qui s'est passé ensuite :

San Jose : Non, je le veux pas, donne-le à Dallas.

Dallas : Eille, wô là. J'ai jamais dit que je le voulais!

San Jose : On s'en fout, c'est pour le deal. T'as juste à le laisser dans les gradins.

Dallas : Non, bon! Je le veux pas. J'ai le droit de pas le vouloir! Toi prends-le!

San Jose : Non, ok? Pis si tu le prends pas, ben t'auras pas mon Marleau!

Dallas : Ben laisse faire d'abord! J'raccroche!

(clic)

Montréal : Euh, les gars? Voyons, on va pas se chica...

San Jose : Bon, t'es content là, Marc? À cause de toi, le deal est à l'eau! Appelle-moi pu jamais!

(clic)

Un gars s'essaye

« Salut mon Shero! C'est Marc... Bergevin... Ouin, écoute, j'ai un deal pour toi... Moen, Eller pis White contre Malkin, Kunitz pis Dupuis... Non, j'ai pas bu pourquoi?... Ben là, tu te fais avoir... c'est pas comme si je t'avais demandé Crosby. Pis tsé, Moen y a de l'expérience en séries, pis Eller ben y peut exploser à tout moment... Je te le jure que j'ai pas bu... ben laisse faire White pis remplace-le par Bour... nonononon j'allais pas dire Bourque, j'allais dire euh... Bournival, oui c'est ça, Bournival... j'te mens pas, voyons... Ben oui Eller y peut jouer à l'aile... crime arrête de me le demander! Non, j'ai pas bu!

 

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affairesdegars.com

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