Certaines croyances ou habitudes alimentaires que l’on vous a inculquées lorsque vous étiez encore jeune peuvent être la source de problèmes aujourd’hui. Ces mythes alimentaires qui se transmettent de génération en génération perpétuent des idées préconçues et dépassées sur la nourriture. En voici quelques-unes…

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« Cesse de grignoter, tu vas ruiner ton appétit. »

En réalité, le grignotage peut être bénéfique, pour autant que vous choisissiez judicieusement le moment et la composition de la collation en question. Il y a déjà un petit bout de temps qu’il a été démontré que de manger plus régulièrement au cours de la journée aide à stabiliser la glycémie (taux de sucre sanguin). Évidemment, il faut aussi savoir distinguer la faim de la gourmandise et reconnaître les besoins réels de votre corps. Si vous voulez expérimenter avec une alimentation plus fréquente et répartie au cours de la journée, diminuez légèrement vos repas principaux de sorte que vous pouvez avoir une ou deux collations entre ceux-ci, comblant ainsi les calories perdues. Rectification : Si vous conservez le même apport calorique, mais que vous le divisez simplement au cours de la journée, vous ne pouvez en sortir que gagnant! Parmi les bons choix, on compte les noix, les fruits, les produits laitiers soumis à une culture bactérienne et les légumes.

« Finis toute ton assiette. »

L’appétit est influencé par une multitude de facteurs (stress, activité, moment de la journée, sommeil, etc.) et peut donc grandement varier d’une fois à l’autre. Encore une fois, il faut savoir écouter les signes de son corps. Un bon signe pour savoir si vous avez assez mangé est lorsque vous sentez que vous commencez à ressentir plus la soif que la faim. Parfois, mieux vaut s’arrêter et laisser un peu de nourriture que de se sentir mal par la suite. Très peu de gens mangent en proportion avec leurs besoins ou leur faim. Les sorties au restaurant, où la nourriture est attrayante et où vous payez davantage, représentent des pièges particulièrement familiers. Rectification : Si vous voulez vous faire du bien et mieux vous porter, essayez de reprendre contact avec votre corps et apprenez à le respecter lorsque ce dernier tente de vous faire comprendre que vous en avez eu assez.

« Ne mange pas avant l'exercice, sinon tu vas avoir une crampe. »

Il est évident que si vous avez mangé un repas lourd et copieux, sa digestion sera laborieuse (que vous décidiez de bouger ou pas). Vous devrez attendre un peu avant de pouvoir fonctionner sans inconfort. En contrepartie, si vous avez bien planifié le tout, manger avant une activité pourrait vous aider à être plus performant! Rectification : Optez alors pour un repas léger, facile à digérer (faible en gras) et principalement composé de glucides rapides (sucres). Ce serait par exemple le moment idéal de vous faire un smoothie! Pour plus d’information sur le sujet, vous pouvez vous référer à mon article « Comment manger lorsqu’on fait de l’activité physique? ».

« Dépêche-toi, mange, ça va être froid. »

Celle-là vous dit quelque chose? Certains parents poussent en effet leur enfant à manger plus rapidement, en plus de le « forcer » à manger lorsque ce dernier semble « jouer » avec sa nourriture… alors qu’il prend peut-être tout simplement son temps pour manger ou encore qu’il n’a plus faim. Rectification : Il est important de prendre le temps de bien mastiquer la nourriture avant de l’avaler. C’est souvent une des causes premières de maux d’estomac, alors que la digestion d’aliments mal procédés devient laborieuse. Les repas riches en glucides complexes ont particulièrement besoin d’être exposés à la salive pour être convenablement assimilés. Dans un autre ordre d’idées, il faut un certain temps (environ 20 minutes en général) au cerveau pour réaliser que vous êtes « plein ». Si vous mangez trop vite, vous risquez fortement de manger plus que vous n’en avez réellement besoin et vous pouvez ainsi encourager un gain de poids non désiré.

« Sois gentil et tu auras du dessert. »

Utiliser la nourriture comme source de récompense (dessert) ou de punition (être forcé de manger son assiette) peut facilement entraîner des problèmes à long terme. C’est ainsi que le cerveau enregistre de « mauvais » messages et envoie des signaux erronés conduisant à des troubles alimentaires qui sont difficiles à contrer par la suite. C’est pour cette raison aussi que beaucoup de gens ont de la difficulté à séparer leurs sentiments de leur appétit. Il y a moyen de se récompenser avec la nourriture sans avoir recours aux sucreries ou à quelque chose de mauvais pour la santé. Rectification : Apprenez à apprécier la nourriture que vous mangez au lieu de vous priver ou d’avoir l’impression que vous devez vous gâter.

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