Il y a déjà 3 semaines, le directeur général du Canadien mettait la main sur le prisé attaquant des Islanders de New York, Thomas Vanek, à quelques minutes de la clôture de la date limite des transactions dans la LNH. Ce qu’il ne savait pas au moment de faire son acquisition, c’est que l’attaquant autrichien allait complètement changer le portrait de son équipe à l’offensive.

Les débuts de Vanek ont été difficiles avec le Tricolore, mais son adaptation au sein du trio piloté par l’attaquant québécois David Desharnais n’aura duré que cinq matchs, avant qu’il explose avec un tour du chapeau face à l’Avalanche du Colorado, le 18 mars dernier. Ensuite, on l’a vraiment senti à sa place sur la première unité offensive du CH qui, depuis ce temps, fonctionne à plein régime.

Depuis cette soirée historique, Max Pacioretty, David Desharnais et Thomas Vanek ont récolté 13 des 25 buts de leur équipe, ce qui représente 52 % des buts qu’ils ont inscrits à eux seuls. De plus, lors de cette séquence de sept rencontres, le Canadien ne s’est incliné qu’une seule fois.

Est-ce que le droitier de 30 ans a donné le souffle nécessaire à la formation montréalaise afin qu’elle ne reproduise pas son échec face aux Sénateurs d’Ottawa l’an dernier en première ronde des séries éliminatoires? C’est une question qui mérite d’être posée.

Pour le moment, Vanek affiche une récolte de 11 points en 12 matchs avec le Tricolore. C’est lui qui détient le meilleur ratio de points par match avec sa nouvelle équipe (0,92 point/match), devant Max Pacioretty (0,81) et P.K. Subban (0,70).

Si on compare le Canadien de 2012-2013 à l’actuel, on remarque que devant la cage, c’est beaucoup plus solide avec Carey Price qui connaît une saison qui surpasse les attentes, que la défensive n’est pas très constante, mais qu’elle est tout de même capable de faire le travail dans la majorité des matchs (et elle sera encore plus apte à le faire lorsque Josh Gorges effectuera un retour au jeu). Mais où ça s’est le plus amélioré, c’est à l’attaque, et Vanek en est le principal responsable. Contrairement à l’an dernier, Michel Therrien peut compter sur un deuxième franc-tireur au sein de sa formation en plus de Max Pacioretty, sans compter que l’Autrichien est une constante menace dans la zone profonde du territoire adverse, surtout lorsqu’il évolue en avantage numérique. Résultat net : une offensive beaucoup plus menaçante qu’il y a un an.

De plus, on a pu apprécier les qualités de Vanek en espace restreint depuis son arrivée, ce que peu ou pas de joueurs étaient capables de faire chez le Tricolore avant son arrivée. Sans compter que ses 6 pi 2 po et 205 lb font changement par rapport au petit gabarit de Brendan Gallagher à la droite de David Desharnais.

Les séries éliminatoires arriveront rapidement et ce sera vraisemblablement face au Lightning de Tampa Bay que se butera la formation de Michel Therrien. Avons-nous raison de croire en les chances de notre équipe de passer la première ronde des séries cette année, une première depuis le printemps 2010? Assurément, car tous les éléments semblent réunis pour accomplir cette tâche.

De crainte de m’éloigner de mon sujet principal, retournons au dossier Thomas Vanek…

Il est très raisonnable de penser que le temps de jeu de qualité dont bénéficie le nouvel attaquant du CH pourrait le convaincre de signer un contrat à long terme avec la formation montréalaise. C’est ce qu’on espère tous. Même si son agent a récemment affirmé qu’il n’avait pas discuté avec Marc Bergevin de ce dossier, il laissait tout de même la porte entrouverte quant au retour de Vanek à Montréal en 2014-2015. Un signe encourageant?

Quant à moi, je suis d’avis que ce seront les séries éliminatoires qui feront foi de tout. L’Autrichien n’a pas goûté aux séries éliminatoires depuis la saison 2010-2011 et à quoi bon jouer dans la LNH si ce n’est pas dans le but ultime de remporter la coupe Stanley? Comme tous les athlètes du circuit, Vanek veut simplement jouer pour une équipe gagnante et c’est ce que le CH est en train de devenir. S’il parvient, ne serait-ce qu’à survivre au premier tour des séries éliminatoires, ce sera peut-être ce qui fera pencher la balance dans la décision qu’il devra prendre en fin de saison.

Mais ça pourrait aussi être autre chose…

En conclusion, ce qu’a réalisé Thomas Vanek à Montréal en 12 matchs est déjà énorme et on a déjà hâte de voir la suite. Somme toute, sa menace constante aux alentours des filets adverses aura rendu les matchs du Canadien de Montréal encore plus riches en rebondissements! On voulait notre attaquant-vedette à Montréal, on l’a eu et voilà le résultat!

Cette section vous est présentée par Dek Hockey Dix10

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Agence QMI

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