BORNES ÉLECTRIQUES

Le 7e art s’est toujours intéressé au sport, et notamment au football. Par contre, il faut bien avouer que les films traitant du « draft » de la NFL (ou repêchage) sont assez peu nombreux. Pourtant, cet événement est devenu, au fil des ans, un incontournable pour tous les amateurs de football américain. Avec la comédie dramatique « Le repêchage » (version française de « Draft Day »), Ivan Reitman tente de combler cette lacune.

Juste pour les fans de football?

Autant le dire tout de suite, je ne connais rien au monde de la NFL. J’avais déjà entendu parler de repêchage, mais sans trop connaître les détails. Le repêchage a, ça vaut la peine de le souligner, le mérite d’être assez accessible aux néophytes, sans non plus apparaître trop simpliste pour les pros. 

Sans trop entrer dans les détails, le repêchage se déroule sur trois jours, pendant lesquels les 32 franchises recrutent des joueurs évoluant, par exemple, dans des équipes universitaires. L’ordre de chaque équipe est déterminé par le classement de la saison précédente. L’équipe qui est arrivée en dernier devient celle qui a le premier choix. Les équipes peuvent également choisir d’échanger leur position ou leurs positions futures à une autre équipe contre une position dans le repêchage ou encore contre un ou plusieurs joueurs, ou une combinaison de ces éléments. 

Dans Le repêchage, nous suivons Sonny Weaver (Kevin Costner), le directeur général des Browns de Cleveland, lors de cette première journée. Alors que son équipe a la 7e place, Sonny va, à l’aide de différentes manoeuvres, tenter de prendre la première place pour enfin remettre sur pied l’équipe. Mais ce ne sera pas facile. Il devra faire face à ses collègues, aux recrues, à son patron et à l’opinion publique. S’il échoue, sa carrière professionnelle risque d’en prendre un sacré coup. Et comme si ce n’était pas assez, il doit mettre les choses au clair avec sa petite amie Ali (Jennifer Garner).

Agréablement surpris!

À ma grande surprise, beaucoup d’éléments dans Le repêchage m’ont plu. Ivan Reitman réussit – avec une réalisation dynamique rappelant parfois 24 heures chrono – sans difficulté à nous faire ressentir toute la pression qu’il doit y avoir sur les épaules d’un directeur général pendant cette journée-là. Il s’agit ni plus ni moins d’une partie d’échecs à grande échelle où chaque équipe tente de mettre la main sur le joueur qui fera la différence. Évidemment, la production se concentre sur Sonny, mais on a aussi droit au point de vue de quelques recrues et d'autres dirigeants d'équipes qui tentent de tirer leur épingle du jeu.

À l’instar d’un thriller, la tension va crescendo jusqu’au moment fatidique où les équipes commencent à annoncer leurs choix. Les dernières minutes du long métrage sont d’ailleurs d’une rare intensité, si bien qu’il est difficile de ne pas être rivé à son fauteuil. Je ne pensais pas ressentir une telle sensation dans un film qui ne contient aucune scène de combat ou de fusillade. Chapeau au réalisateur!

En fait, il n'y a, à mon sens, que les quelques scènes entre Costner et Garner qui viennent nuire au dynamisme du film. Probablement ajoutées pour plaire à un plus large public, ces quelques séquences m’ont semblé plus ou moins pertinentes dans le contexte actuel. Heureusement, le sentimentalisme prend une place vraiment minime dans le récit. 

Verdit 

Au final, Le repêchage, par son rythme effréné, vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière seconde, et ce, que vous soyez ou non fan de sports. Bref, après avoir vu ce long métrage, on a presque envie d’aller voir un match de football!

 

Cote : 3 étoiles sur 5

 

Le repêchage prend l'affiche le 11 avril 2014.

Source(s) image(s):
Les Films Seville

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