Vernon, Colombie-Britannique – Hyundai vient de se lancer un défi pour le moins audacieux : produire une voiture capable de rivaliser avec la concurrence allemande, nommément les BMW de Série 5, Audi A6 et Mercedes-Benz Classe E de ce monde. Et c’est sans oublier les autres joueurs de la catégorie que sont les Cadillac CTS, Lexus GS, Lincoln MKZ et Acura RLX.

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Ambitieux projets, mettons.

L’outil de prédilection : le modèle de deuxième génération de la Genesis que nous sommes allés essayer du côté de la Colombie-Britannique.

De la gueule

Ce qu’on remarque surtout, c’est le changement d’image de la voiture. Si la dernière Genesis avait tout de même plu, esthétiquement parlant, elle n’avait pas cette allure recherchée par la clientèle qui reluque des modèles haut de gamme. C’est maintenant corrigé.

La nouvelle signature de la Genesis marque un renouveau du style Hyundai. La calandre à la forme hexagonale fera son petit bonhomme de chemin à travers les autres produits de la marque. Quant à la Genesis, ses lignes se veulent tantôt empruntées à celles de certaines rivales, mais dans l’ensemble, l’exercice a été réussi et le résultat est un produit distinctif qui arrive à faire tourner les têtes.

Table rase

Pour atteindre l’objectif, on a complètement repensé la voiture; outre la nouvelle carrosserie, on retrouve un nouveau châssis, des moteurs retouchés ainsi qu’un habitacle réinventé. Rien n’a été laissé pour contre. Surtout, on a doté cette Genesis d’une traction intégrale, chose qui manquait cruellement au modèle de l’ancienne génération.

Mécaniquement, deux moteurs sont au catalogue, soit un V6 de 3,8 litres et 311 chevaux, ainsi qu’un V8 de 5 litres et 420 chevaux. La puissance de ces deux mécaniques est légèrement inférieure à ce qu’elle était auparavant, mais le couple est quant à lui plus important; il en résulte des gains au plan de la puissance et des accélérations, mieux dosées. Aussi, une boîte automatique qui s’est avérée correcte lors de ce court essai.

À bord, l’environnement respire la qualité. Partout, les matériaux laissent une bonne impression, tout comme leur qualité d’assemblage. Si la présentation plaît, elle demeure tout de même conservatrice; on n’a pas osé choquer, compte tenu de la clientèle visée.

Parlant de celle-ci, mentionnons qu’elle a un revenu supérieur à la moyenne; il faudra s’attendre à voir les campagnes de la Genesis viser des marchés différents de ceux auxquels la marque nous a habitués.

Conduite

Au volant, c’est concluant. Très concluant. Sans dire que cette Hyundai peu commune a tout pour rivaliser d’adresse avec les voitures allemandes, disons qu’elle a ce qu’il faut pour s’y comparer.

Tenue de route, direction, suspension, tout laisse une bonne impression.

En fait, on n’a pas l’impression de conduire un produit Hyundai. Voilà qui dit tout.

Le grand défi du constructeur sera de convaincre la clientèle visée du bienfait de débourser autant pour un modèle portant sa griffe. L’offre de base débute à 43 000 $ et se termine à 62 000 $ pour le seul modèle profitant du moteur V8. En tout, quatre versions sont proposées.

Conclusion

Hyundai ne s’attend pas à battre des records de vente avec cette Genesis, comme elle ne prévoyait pas le faire avec le modèle de première génération. Ce qu’elle souhaite, c’est faire comprendre qu’elle est capable de produire autre chose que des modèles économiques, voire bas de gamme.

De ce côté, c’est convaincant. Pour le reste, il faudra voir quelle sera la réaction des acheteurs.

Cette section vous est présentée par Emplois Compétences

Source(s) image(s):
Daniel Rufiange

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