S’il y a un véhicule qui en a pris pour son rhume au cours des dernières années, c’est bien la Corolla de Toyota. Qualifiée à répétition de voiture ennuyeuse à conduire par la critique et de bagnole esthétiquement sans âme par à peu près tout le monde, elle a néanmoins continué de bien se vendre année après année.

C’est ce qui arrive lorsqu’on jouit d’une excellente réputation en matière de fiabilité.

C’est aussi le sort réservé aux automobiles qui proposent un excellent rapport qualité/prix et qui, sur de très longues périodes, sont peu coûteuses à entretenir.

Est-ce que ces qualités ne donnent pas la « permission » d’être un peu plus plate?

La nouvelle approche

Toyota est las de voir être comparée la conduite de ses produits à de véritables somnifères. Depuis quelques années, la compagnie tente par tous les moyens de remédier à cette situation en proposant des voitures plus jolies, et surtout, plus agréable à conduire.

Bon, Rome ne s’est pas fait en une journée. Il ne faut donc pas s’attendre à des miracles instantanés. N’empêche, on sent un véritable effort.

Prenez la Camry en exemple. Plus belle, plus raffinée et plus plaisante à conduire que jamais, elle est l’exemple qu’on est capable de faire mieux.

L’an dernier, la Corolla subissait un traitement similaire. On l’a esthétiquement améliorée et on a rendu sa conduite moins… ennuyeuse.

On va s’entendre, elle n’est pas devenue une voiture sportive et là n’est pas sa mission. À ce compte, il y a la FR-S à l’enseigne Scion (une filiale de Toyota) qui s’acquitte très bien de cette tâche. N’empêche, la nouvelle Corolla est bien plus intéressante que celle qu’elle remplace.

La nouvelle Corolla

Soyons francs, on ne se tourne pas la tête à la vue d’une Corolla. Cependant, lorsqu’on compare son allure avec sa devancière, c’est beaucoup mieux. De toute manière, achète-t-on une Corolla pour « flasher? Non!

À bord, on a fait un beau travail en redessinant la planche de bord. La qualité des matériaux embarqués, aussi, a mérité une attention particulière. Oui, les plastiques sont toujours présents, mais ils sont plus agréables au toucher. Également, plus on évolue dans l’offre, plus le raffinement est palpable à bord.

En tout, il existe quatre versions de la Corolla : CE, S, LE et LE Eco.

Les prix varient entre 17 640 $ et 23 945 $.

L’expérience au volant

Lorsqu’on prend les commandes de cette nouvelle Corolla, on passe de bien meilleurs moments que par le passé. Encore là, il faut faire attention au jeu des comparaisons. La Corolla n’est pas devenue excitante à conduire. Seulement, son comportement est plus sain. On a amélioré quantité de détails qui rendent sa conduite plus plaisante et plus rassurante. Par exemple, elle est mieux insonorisée, sa direction est plus sentie, elle est un tantinet plus agile que par le passé, etc.

En fait, si vous recherchez une voiture fiable, qui va vous mener du point A au point B sans coup férir et que vous n’avez pas envie de vous ruiner, la Corolla demeure un excellent achat. En fait, c’est un achat plus intéressant que ce ne l’était il y a 2 ans.

Conclusion

Voilà pourquoi il faut toujours faire attention lorsqu’on voit un modèle passer au pilori. Il faut toujours se demander ce qu’est sa fonction première. Dans le cas de cette Corolla, il est évident que ce n’est pas de livrer des sensations fortes. Conséquemment, cette voiture doit être analysée pour ce qu’elle est, soit un moyen de transport efficace et peu ruineux.

Peut-elle être meilleure encore?

Bien sûr, mais une chose à la fois.

En attendant, un achat sûr.

Pour plus d’informations techniques sur le modèle, lisez l’article de mon collègue Francis Brière qui a assisté à la présentation du modèle, en août dernier.

Source(s) image(s):
Toyota

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