Afin de garnir votre imagination de nouveaux moments mémorables, plusieurs compagnies ont mis en vente des jeux très prometteurs au cours des dernières semaines. Or, les « Watch_Dogs », « Mario Kart 8 », « NES Remix 2 » et « Tomodachi Life » ont-ils été à la hauteur des attentes? Voyons voir!

Watch_Dogs

Le pirate en quête de vengeance

Watch_Dogs vous plonge dans la peau d’Aiden Pearce, un criminel de l’ombre se spécialisant dans l’infiltration par le biais du piratage électronique. Lors d’une opération d’envergure, Aiden et son complice se font coincer, forçant le héros du jeu à fuir les lieux au plus vite. Or, la suite prendra une tournure dramatique lorsqu’il sera rattrapé puis puni par ceux voulant le faire payer, provoquant ainsi la mort de sa femme et de sa fille lors d’un tragique accident routier. Des années plus tard, Aiden se retrouve au cœur d’une quête de vengeance, cherchant qui a tiré et, surtout, pour qui le tueur travaillait.

À la base, l’histoire de Watch_Dogs narre une quête où les événements gravitent autour du thème de la vengeance. Or, progressivement, le jeu nous attache à son héros et à ses actions pour faire de la ville de Chicago un environnement où mieux vivre. Même s’il en est lui-même un, Aiden cherche à punir et éliminer des malfrats utilisant la violence pour parvenir à leurs fins. Qui plus est, puisqu’on met de l’avant un univers très technologique, le jeu soulève en nous des questions relatives à la sécurité et à la vie privée. À force de tout numériser, le gouvernement et les entreprises ne mettent-ils pas en jeu nos données personnelles pouvant être facilement accessibles à des pirates? C’est ce genre de question que vous viendrez à vous poser en jouant à Watch_Dogs.

La réponse d’Ubisoft à Grand Theft Auto

Watch_Dogs n’est ni plus ni moins que la réponse d’Ubisoft à Grand Theft Auto en ce sens que le jeu propose un style à monde ouvert où de multiples activités vous seront proposées. Outre les missions principales, le jeu offre beaucoup d’activités secondaires allant d’éliminations de cibles ou de crimes surgissant n’importe quand au piratage de données en passant par de l’infiltration dans la vie privée des gens à la récolte d’objets et à des courses à relais. D’autres tâches un peu moins rythmées sont également incluses, parmi lesquelles on retrouve notamment des défis d’échecs où vous devrez mettre votre adversaire échec et mat en un nombre de coups limités. Il y a aussi des « trips » numériques, soit des expériences virtuelles assez étranges (rouler sur des démons, sauter de fleur géante en fleur géante, détruire la ville avec une immense araignée mécanique, etc.) faisant office de mini-jeux et censés procurer à notre personnage des effets plus puissants que la drogue. C’est éclaté, mais on n’y accroche que durant quelques moments, sans plus.

Comme dans tout bon jeu à monde ouvert, Watch_Dogs propose donc un grand nombre de tâches à accomplir, certaines intéressantes et d’autres beaucoup moins. Outre cela, les éléments caractéristiques des jeux de ce style sont aussi offerts, parmi lesquels on compte les poursuites policières et les vols de véhicules. Cependant, contrairement à un Grand Theft Auto, les conséquences sont présentes si vous faites de mauvaises actions. Par exemple, si vous blessez ou tuez un civil en lui roulant dessus, votre réputation diminuera. De plus, si vous faites sortir de force un citoyen de son véhicule ou tirez avec une arme à feu, il se pourrait bien que la police soit contactée et que vous soyez pourchassé pour votre crime. Bref, le jeu encourage quelque peu à se comporter comme un justicier de l’ombre plutôt que comme un criminel à la lumière du jour, bien que vous pourrez toujours choisir cette voie si cela vous intéresse.

Le piratage, le cœur de Watch_Dogs

Ce qui est évidemment mis à l’avant-plan dans Watch_Dogs est le système de piratage. À l’aide de son téléphone intelligent nommé Profiler, Aiden pourra pirater une variété d’éléments, de caméras de sécurité à des téléphones personnels en passant par des verrous, des ascenseurs et des feux de circulation. L’un des plaisirs du jeu est d’ailleurs d’ouvrir son téléphone en permanence puis de scanner les gens. Non seulement pourrez-vous pirater leurs données et les frauder en obtenant de l’argent de leur compte bancaire ou bien en récoltant des pistes musicales, des véhicules ou des éléments de confection, mais certaines descriptions sont assez amusantes à lire. Voir qu’une personne est fétichiste ou qu’une autre aime collectionner les poupées sexy est un plaisir de voyeur très intéressant du jeu!

Autre élément que j’ai bien aimé au sein de Watch_Dogs : m’infiltrer dans des systèmes de surveillance pour espionner les gens. On ne peut le faire qu’en des endroits précis, mais pirater des systèmes informatiques extérieurs pour plonger dans des systèmes de sécurité intérieurs et voir des scènes privées cocasses est grisant. Cependant, je crois qu’on aurait pu approfondir cette infiltration dans la vie privée des citoyens de Chicago. Imaginez si, dans une suite, on pouvait se servir du piratage non seulement pour écouter des conversations ou obtenir des objets, mais aussi pour récolter des informations puis les vendre. Ce n’est qu’un exemple démontrant que le jeu a encore beaucoup de potentiel inexploré pouvant ouvrir des avenues très intéressantes pour une éventuelle suite!

Vous vous demandez peut-être si le piratage dans Watch_Dogs est complexe. En fait, à l’exception des séquences d’infiltration, le piratage se fait automatiquement. Généralement, il vous suffit d’appuyer plus ou moins longuement sur un bouton afin de pirater une cible. C’est assez simpliste et, au bout d’un temps, on se rend compte qu’on finit par pirater les mêmes choses. Même si cela donne parfois droit à des casse-tête et séquences de plateformes intéressants où il faut utiliser l’environnement, ça devient répétitif à la longue. Néanmoins, en améliorant vos habiletés, vous serez à même de pirater plus d’éléments et ainsi mieux vous sortir de certaines situations. Disons simplement qu’éliminer des adversaires nous poursuivant en piratant les feux de circulation pour provoquer des collisions ou bien tuer des ennemis en faisant exploser des poches de gaz à distance, c’est très amusant!

Furtivité et multijoueur : deux expériences importantes du jeu

Par ailleurs, lors de vos missions, vous pourrez utiliser le piratage pour vous faufiler discrètement. Bénéficiant du système de couverture de Splinter Cell: Blacklist et d’un système de tir plus ou moins précis similaire à celui d’Uncharted, Watch_Dogs vous donnera l’occasion de foncer dans le tas avec vos armes ou encore d’y aller plus discrètement. C’est évidemment avec cette option que vous retirerez le plus de plaisir. Par exemple, vous pourrez déclencher les portables de vos ennemis et ainsi les distraire pour les éliminer en douce ou bien les faire paniquer en provoquant des pannes d’électricité ou encore en faisant bouger ou exploser des objets à distance. Bref, si vous avez le choix, allez-y pour la furtivité!

Les options multijoueur de Watch_Dogs différencient aussi ce dernier des autres jeux à monde ouvert. Oui, on retrouve encore des activités en ligne assez classiques et insipides comme des courses, mais aussi des options plus intéressantes comme le piratage de données. En outre, il vous arrivera en solo de pirater des données de passants puis de vous faire piéger. Un contrat sera alors mis sur votre tête et sera envoyé en ligne. Lorsqu’un autre joueur l’acceptera, il tentera de pirater vos données. Vous devrez alors l’empêcher en le retraçant dans un certain rayon puis parvenir à l’éliminer. Le contraire sera aussi vrai, faisant en sorte que vous pourrez vous aussi tenter de pirater puis d’échapper à un autre joueur en vous infiltrant dans sa partie.

De plus, un peu comme pour l’application Foursquare, vous pourrez activer des points dans la ville et y laisser des cadeaux ou encore en récupérer d’autres joueurs. Au total, 100 points sont disséminés à travers Chicago et lorsque vous en activerez un, vous en apprendrez davantage au sujet du monument ou de la place où il se situe. À force d’y revenir et de l’activer, vous deviendrez le maire de cet endroit, ce qui vous rapportera certaines récompenses mineures. Ce ne sont que deux exemples, mais Watch_Dogs parvient à mêler de façon originale ses portions solo et multijoueur, un peu comme Dark Souls I et II l’ont fait par le passé. À noter que vos activités en ligne vous rapporteront des points d’honneur vous classant à travers le monde et vous permettant de débloquer des habiletés et des articles, la majorité servant à la portion en ligne.

Un jeu techniquement dépassé

J’ai vu des gens rabrouer Watch_Dogs parce que, selon leurs dires, le jeu n’est techniquement pas à point. Est-ce le cas? D’un strict point de vue technique, oui. Outre le système de couverture et de furtivité, Watch_Dogs propose des systèmes de tir et de conduite plutôt archaïques et peu précis. Au niveau du tir, un peu comme dans Uncharted, c’est assez banal et les ennemis meurent après quelques balles, peu importe où on les atteint. Quant à la conduite, on ne part pas assez rapidement et les virages ont tendance à manquer de précision, nous compliquant la vie lors d’une poursuite. En revanche, contrairement aux ennemis à pied, l’intelligence artificielle lors des poursuites est meilleure qu’au sein d’autres jeux, cherchant vraiment à nous faire sortir de la route et à nous tendre des embuscades.

Au plan visuel aussi, le jeu manque de finition. C’est loin d’être laid, spécialement lorsqu’on observe les effets de lumière du soleil ou les vagues des fleuves entourant la ville, mais les textures manquent de détails, tout comme les modèles de personnages. Pour vous en convaincre, observez simplement le chevelure de la sœur d’Aiden lorsque vous ferez sa rencontre pour la première fois. On dirait une crinière tirée de la génération antérieure, voire d’avant! Certains éléments sont également flous, dont les plaques et contours des véhicules. Comme je l’ai dit, ce n’est pas laid, mais ce n’est assurément pas ce qu’on avait vu au sein des premières bandes-annonces du jeu.

Verdict

Si Watch_Dogs ne répond pas à toutes les attentes qu’on avait à son endroit, il n’en demeure pas moins un jeu bien conçu et, surtout, divertissant. C’est un projet ambitieux et dans lequel Ubisoft Montréal a beaucoup investi, mais qui manque simplement de finition sur certains éléments. Cela dit, c’est le début d’un futur prometteur pour cette franchise, qui a assurément le potentiel pour devenir une autre série phare d’Ubisoft. Reste à espérer qu’on exploitera pleinement ce dernier au cours des prochaines années!

Ce que vous aimerez :

- Le piratage des éléments

- L'infiltration dans la vie des gens

- Le développement du protagoniste en tant que justicier de l’ombre

 

Ce que vous n’aimerez pas :

- Les bonnes idées du jeu manquant de finition

- Les éléments techniques dépassés

- La simplicité et la redondance du piratage

 

 Note : 8,5 sur 10

Source(s) image(s):
Gearnuke
Ere Numerique
Journal du Gamer
Ubisoft

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