Il n’est pas permis aux adultes d’envoyer des « sextos », des messages textes à caractère sexuel, à des mineurs. Et on comprend bien pourquoi! Mais que se passe-t-il quand c’est un adolescent qui envoie une vidéo sexuelle explicite de lui à sa copine? La réponse de la justice risque de vous surprendre.

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À Manassas City, en Virginie, un adolescent de 17 ans avait reçu des photos sexy de sa petite amie de 15 ans. En réponse à ces sextos, il lui avait envoyé une vidéo de lui de nature sexuelle. La mère de l’adolescente ne semble pas avoir apprécié puisqu’elle a porté plainte à la police. La plainte de la dame n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd et les forces de l'ordre ont pris les choses au sérieux, voire peut-être un peu trop…

Si l’adolescente ne s’en tire avec aucune accusation, l’adolescent, lui, risque de regretter longtemps son geste. Les procureurs du comté le poursuivent pour possession et fabrication de matériel de pornographie juvénile.

S’il est reconnu coupable, il risque d’être incarcéré jusqu’à son 21e anniversaire. Son nom pourrait également aller sur la liste des délinquants sexuels de l’état, et ce, pour le reste de sa vie. Disons que peu de gens souhaitent être étiquetés de cette façon pour le reste de leurs jours…

Il n’est malheureusement pas au bout de ses peines. Les policiers cherchent, en effet, à obtenir un mandat pour photographier l’engin de l’adolescent en érection à des fins, semble-t-il, de comparaison. S’il ne souhaite pas coopérer, les membres des force de l’ordre sont même prêts à l’amener de force à l’hôpital grâce à un mandat et à lui injecter un liquide qui le forcerait à avoir une érection.

En juin dernier, l’adolescent avait comparu devant le tribunal, mais les procureurs avaient oublié de certifier qu’il était un mineur. La cause avait alor été rejetée. Les procureurs sont rapidement revenus à la charge et ont déposé de nouvelles poursuites. Les policiers ont même obtenu un mandat pour fouiller sa maison. Il a été placé dans une prison pour mineurs où des policiers auraient photographié ses organes génitaux sans son consentement.

Par la suite, la cause devait être entendue le 1er juillet. L’un des procureurs lui aurait alors donné un ultimatum : ou il plaidait coupable ou les policiers allaient obtenir un mandat pour prendre en photo son engin en érection. L’adolescent a refusé de plaider coupable. Après avoir été emprisonné pendant 2 jours, il a pu avoir l’autorisation d’aller voir sa famille dans un autre état. Il doit maintenant attendre jusqu'au 15 juillet prochain pour faire de nouveau face à la justice.

L’avocate de l’adolescent, Jessica Harbeson, n’en revient tout simplement pas. Elle rappelle que le travail des procureurs est de rechercher la justice. Elle se demande de quelle façon cette cause peut faire avancer la justice. Le jeune accusé va à l’école tous les jours et n’a jamais eu de problème avec la loi, soutient-elle. Elle ajoute que l’amener de force à l’hôpital pour prendre une photo de son érection devant plein de policiers peut être très traumatisant. Difficile d’être en désaccord…

Source : Washington Post.

 

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Pro Juventute (Flickr)

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