Selon la version officielle soutenue par GYM, Interbox et Jean Pascal, un simple montant de 50 000 $ aurait fait dérailler une entente de plusieurs millions entre deux entreprises bien nanties et un boxeur pas trop sur la paille non plus. Dès le début, j'ai trouvé toute l'affaire très louche. Un coup de fil à ma relation dans l'entreprise de Jean Bédard (le gérant de la Cage aux Sport de Repentigny) m'a permis d'en apprendre pas mal plus que ce que les journaux ont dit.

Premièrement, il paraît que Pascal voudrait que la moitié de son salaire lui soit versée en diamant taillé en forme de pépite d'or et livrée par un camion de la Brinks avec une plaque d'immatriculation sur laquelle on peut lire OH YEAH.  

Il aurait aussi exigé toute une panoplie d'extravagances. En voici la liste :

- Le ring doit se tenir au milieu d'une piscine en forme de sa face.

- L'annonceur devra le présenter en l'appelant Jean « la-résurrection-d'Apollo-Creed-même-si-y-a-jamais-vraiment-existé » Pascal.

- Si Jean Pascal remporte le combat, la ceinture devra lui être remise sur un coussin de cachemire indien garni de genre de pompons avec plein de cordes qui bougent dans les coins.

- Pour son hygiène buccale pendant son entraînement, Jean Pascal a exigé de la soie dentaire produite par des vers albinos du Tibet à 4 000 $ le mètre.

- Ses gants pour le combat doivent avoir été portés par Suger Ray Leonard et embrassés par le pape.

- Les filles en bikini qui annoncent les rounds doivent être des sosies de celles qui dansaient dans le clip Baby Got Back de Sir Mix-a-Lot.

- GYM et Interbox devront produire un film sur sa vie avec Rudy B. Éloi, le gars qui jouait Raphaël dans Watatatow, dans son rôle.

- Bono doit assister au combat.

En somme, je comprends très bien Yvon Michel et son acolyte vendeur de côtes levées de ne pas avoir signé ce contrat... sauf qu'eux aussi avaient des exigences saugrenues auxquelles Jean Pascal devait se plier. Entre autres :

- Il devait être photographié tous les jours avec les doigts sales d'avoir mangé des ailes de poulet.

- Il devait se faire tatouer temporairement « Parlons de fesses sur cottonelle.com » dans le dos pour le combat.

- Il devait se soumettre à des tests de dépistage deux fois par jour pour savoir s'il n'était pas allé manger chez Scores.

- Il devait appeler Yvon Michel « Monsieur », « Sir » ou « Baron » quand il le voyait.

- Il devait prononcer moins de 10 000 mots par jour.

Bref, on a affaire ici à trois gars qui se livrent une guerre d'ego. Et comme le dit le dicton, régal égale ego... ou de quoi du genre.

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" target="_blank">Getty Images

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