BORNES ÉLECTRIQUES

Le suicide est un vrai fléau du monde moderne. Annuellement, ils sont plus de 800 000 à mettre fin à leurs jours. Pour ces gens, qui doivent vivre avec le décès d'un proche, il peut être difficile de remonter la pente, surtout quand il s’agit de son conjoint, de l’un de ses parents ou d’un enfant. Il faut dire également qu’il y a encore beaucoup de tabous qui entourent le suicide, si bien qu’il peut être difficile pour les personnes suicidaires ou leurs proches d’en parler. Dans cette optique, l’Organisation mondiale de la santé a publié un document intitulé « Prévention du suicide, l’état d’urgence mondial » dans lequel elle dresse un portrait du suicide à travers le monde.

Malheureusement, aucun pays n’est à l’abri du suicide. Chez les 15 à 29 ans, c’est la seconde cause de mortalité. On parle souvent des suicides, mais on oublie aussi toutes les tentatives. Pour chaque adulte qui s’enlève la vie, il y en a 20 autres qui font des tentatives.

Contrairement à la croyance populaire, ce n’est pas dans les pays à niveau de revenu élevé que le taux de suicide est le plus élevé. En effet, trois suicides sur quatre auraient lieu dans les pays à faible revenu et intermédiaire.

Source : OMS

Plus spécifiquement, le taux de suicide par 100 000 habitants est plus élevé aux États-Unis et en France qu’au Canada. Alors qu’il se situe entre 5 et 9,9 chez nous, il est entre 10 et 14,9 chez nos voisins du sud et dans l’Hexagone.

Source : OMS

Dans les pays industrialisés, les hommes qui mettent fin à leurs jours sont trois fois plus nombreux que les femmes. Malgré les croyances, ce sont les personnes de 70 ans et plus, tous sexes confondus, qui sont les plus nombreuses à se suicider, et ce, peu importe le pays.

Les peuples autochtones – les Premières nations et les Inuits au Canada – seraient ceux qui souffriraient le plus de ce fléau. Les jeunes hommes seraient les plus à risque de s’enlever la  vie.

De plus, l’OMS soutient que dans les pays riches, 90 % des personnes qui ont mis fin à leurs jours présentaient des troubles mentaux. Il y a également d’autres facteurs de risque comme la perte d’emploi, les pertes financières, le désespoir, la douleur, les maladies chroniques ou encore les antécédents familiaux de suicide.

Les méthodes les plus utilisées sont l’ingestion de pesticides, la pendaison et l'utilisation d'armes à feu.

À ce propos, l’OMS, parmi les recommandations qu’elle dresse pour faire baisser le taux de suicide, suggère de rendre plus difficile l’accès aux moyens de suicide. Par exemple, dans des pays comme le Canada, où la possession d’armes à feu est limitée, on a observé une diminution des taux de suicide par armes à feu.

En revanche, il ne suffit pas de mettre des barrières antisuicides sur les ponts. L’OMS rappelle que les ministres de la Santé des différents États doivent mettre en place notamment des programmes de prévention multisectorielle.

Par exemple, à Montréal, la police avait mis sur pied un programme de prévention du suicide pour ses employés. Résultat : les taux de suicide des policiers montréalais ont connu une chute de 79 %.

S’il n’y avait qu’une chose à retenir du rapport, c’est celle-ci : le suicide est évitable. Nous vous rappelons que vous pouvez trouver une page sur notre site contenant une foule d’organismes de soutien aux hommes. N’attendez pas qu’il soit trop tard!

Pour consulter l'étude, cliquez ici.

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Source(s) image(s):
fakelvis (Flickr)
OMS : Prévention du suicide, l’état d’urgence mondial

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