Le virus de l’Ebola a de quoi faire frémir : ses symptômes sont intenses et la mort fulgurante. L’épidémie africaine actuelle, quoique circonscrite (pour l’instant), attire l’attention du monde médical. La question à 1000 $ : y a-t-il un risque d’épidémie mondiale?

La peste noire a tué la moitié de la population européenne, la grippe espagnole a contaminé près d’un tiers de la population mondiale et la variole a fait 20 000 morts en Inde dans les années 70. Après la crise du SRAS il y a quelques années, plusieurs pensent qu’une grande épidémie sera bientôt à nos portes.

L’épidémie africaine de fièvre Ebola attire donc l’attention du monde occidental. Jusqu’à maintenant, 660 personnes en sont mortes sur 1000 cas répertoriés dans trois pays : Guinée, Liberia et Sierra Leone. Dans ces pays parmi les plus pauvres du monde, le virus a tout ce qu’il faut pour se propager. Initialement, le virus se transmet de l’animal à l’homme. La chauve-souris est un réservoir naturel, mais c'est avec les animaux morts, par exemple les singes, qu’il y a contamination. Par la suite, le virus se transmet entre êtres humains par contacts avec le sang, le lait maternel, la sueur, l’urine et les excréments.

Ce n’est pas la première petite épidémie de fièvre Ebola en Afrique. La différence de celle-ci avec les précédentes est que les voies de communication étant meilleures, les personnes affectées ont voyagé sur plus de 1000 km, alors comment l’empêcher de sortir de l’Afrique?

Le virus Ebola a été identifié pour la première fois en 1976 au Soudan et en République démocratique du Congo. D’ailleurs, il tient son nom d’une rivière de la RDC. Son taux de mortalité fait peur : près de 90 %. Sa période d’incubation, soit le temps entre la contamination et les premiers symptômes, peut aller jusqu’à 21 jours; c'est la raison pour laquelle il se répand si facilement. Les symptômes initiaux ressemblent à ceux de la grippe : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires et à la gorge, et faiblesse générale.  Puis, la diarrhée et les vomissements intenses commencent. En fait, la plupart des victimes meurent de déshydratation. Aussi, 30 à 50 % des gens atteints souffrent de saignements internes et externes, d’où son nom de fièvre hémorragique.

Donc, doit-on craindre une épidémie mondiale, surtout qu’il n’y a pas de vaccin encore disponible et que le virus change très rapidement de forme? Avec une période d’incubation longue et des symptômes initiaux banals, il serait facile pour un Occidental atteint de passer les frontières et de répandre le virus en dehors de l’Afrique. Malgré tout, des épidémiologistes comme Jonathan Epstein pensent que les systèmes sanitaires des pays développés seraient capables de rapidement contrôler une éventuelle épidémie de fièvre Ebola. Êtes-vous rassurés?

Sources:

- http://bodyandhealth.canada.com/condition_info_details.asp?disease_id=362

- http://www.slate.fr/lien/29823/les-10-pires-epidemies-de-lhistoire

- http://www.parismatch.com/Actu/International/La-grande-peur-d-une-epidemie-mondiale-578129

- http://www.bfmtv.com/international/ebola-doit-on-craindre-lepidemie-guinee-743193.html

Source image : Agence QMI.

Source(s) image(s):

Commentaires