Voici la conclusion de cette histoire extraite du journal intime d'une demoiselle qui a subi la chirurgie. Une Histoire vraie!

 
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La dernière que nous nous sommes parlés, nous étions à 1 mois et demi de l'opération. Eh bien, cette fois-ci, nous y sommes! On réalise que dans le fond, il se passe pas mal la même chose dans la tête de mon chum et moi sauf que l'un des deux continue à faire des jokes de cul pour l'occasion, c'est la seule différence.

 

Moi: J'AI PAS DORMI DE LA NUIT. Il est 6h A.M. C'est le Jour J. Tout est prêt... Sauf mon moi-même intérieur. Ça fait 3 ans que j'ai hâte que cette journée arrive et je ne réalise toujours pas que dans deux heures, je serai en train de me faire charcuter sur la table d'opération. Mon chum a l'air d'être aussi nerveux que moi mais bien entendu, il ne le montre pas pour ne pas me rendre encore plus hystérique que je le suis déjà...depuis 2 jours. J'arrive enfin à la clinique. J'habite à seulement 15 minutes de celle-ci et j'ai eu l'impression d'avoir été dans l'auto durant un siècle. Arrive une infirmière quinquagénaire digne des plus grand films porno: blonde, avec le petit costume blanc, les collants blancs, les souliers talons hauts blancs avec un peu de botox dans le front qui m’accueille. Elle me donne une petite pilule miracle qui  (je l'espère très fort) me fera évanouir d'ici 45 secondes pour que j'oublie ce qui s'en vient. On me demande d'aller me changer. Ce moment où durant quelque minutes, j'ai l'air de Thérèse dans la Petite Vie à l'hôpital et que ça ne me dérange même pas! On m'appelle pour aller rejoindre l'infirmière, je me sens comme dans les feux de l'amour où je regarde mon chéri comme si c'était la dernière fois que je le voyais. Ahhhh que je peux être Drama Queen. Je me sens sur la table d'opération comme un porc prêt à devenir du bacon. Ok, j'exagère. Je tente de combattre le soluté de l'anesthésiste mais en vain, je m'endors comme un bébé.

 

Lui: OK. J'ai le cœur qui va me lâcher. Je ne m'attendais pas que ça me fasse autant quelque chose. J'ai peur de ne pas être capable de m'occuper d'elle comme il faut. Je respire et vais la reconduire. Quand on arrive, ils la prennent en charge et moi tout ce qui reste à faire, c'est attendre qu'elle entre en salle d'opération... Elle revient quelques minutes plus tard dans sa jaquette bleue l'air tellement fragile. Je fais des petites blagues avec les accompagnateurs des autres patients. C'est long, très long. Ma blonde est en train de fondre dans sa chaise avec le visage qui commence à être cramoisie. Pourquoi ne pas détendre l'atmosphère en disant que j'ai hâte de partir et d'aller déjeuner.............. Mauvaise idée, ma blonde est sur le point de fondre en larmes. L'infirmier vient finalement la chercher. Je la vois s'éloigner avec la fesse qui sort un peu de sa jaquette et pour l'une des premières fois de ma vie, j'ai le cœur qui serre, pire qu'un serrement de couilles.

 

Post-Opération

 

Elle: J'ouvre mes yeux. Je ne réalise même pas que c'est fini. J'ai tellement mal. On dirait qu'on m'a arraché les seins. Je supplie l'infirmière,(d'ailleurs, je me demande toujours comment elle fait pour nous comprendre avec notre langage post-opération) de me ''shooter'' un peu de morphine histoire que j'arrive à rester consciente. Je me sens quasiment une junkie! Au même moment où je suis en train de chialer ma vie...encore, j'entends : ''Émilie, est-ce que c'est toi?''. Je me demande si je suis dans un rêve jusqu'à ce que je réalise qu'une ancienne collègue vit la même chirurgie que moi au même moment. Durant un certain moment, j'ai l'impression d'être à Beverly Hills dans un party botox/chirurgie 2 pour 1 avec des amis. Pendant que je chigne ma vie, ma collègue est sur un gros high de morphine et je me demande si elle ne voit pas des calinours se promener devant elle tellement elle rit. Après trois heures de détente incroyable (voir ici le sarcasme), deux infirmières tentent de me rhabiller. Beau défi. Il y a quelques mois, je ne voulais même pas que ce soit mon copain qui s'occupe de moi après l'opération et pourtant, au moment où l'on me met dans la chaise roulante, c'est la seule personne avec qui j'ai envie d'être. Souhaitez-moi bonne chance... et les filles qui pensent à la chirurgie, inquiétez-vous pas, vous allez être folles juste quelques semaines... ! 

 

Mon chum: Je retourne chez moi jusqu'à ce qu'on m'appelle pour revenir la chercher. J'essaie de travailler, mais j'ai ben de la difficulté. Je suis partagé, j'ai comme mon excitation de savoir que ma blonde va avoir une paire de seins à me faire capoter en revenant mais je pense à ma petite femme en train d'avoir mal et je me sens impuissant. On m'appelle enfin... 6 heures plus tard, ok l'gros, tu vas être capable. Quand je la vois en arrivant dans sa chaise roulante, mon coeur s'arrête. C'est sûr, je vais y faire mal. L'infirmier me donne plein de recommandations, la liste de médicaments à acheter, les règles à suivre. Faut surtout pas que j'oublie rien. Bon ben gang, faut qu'j'y aille. Elle vient de passer 45 minutes dans l'auto pendant que j'allais chercher ses médicaments à la pharmacie, j'ai failli étouffer le pharmacien. J'ai une mission à accomplir. Avoir encore une blonde dans deux semaines. OK, ciaoooo!!!

 

Voilà comment ça s'est passé, ou à tout le moins, ce dont je me souviens. J'espère que ça vous sera utile si vous y songez aussi! Signé Émilie.

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