BORNES ÉLECTRIQUES

Avez-vous déjà entendu des histoires de chasse à l'homme? De conditions de survie extrêmes repoussant les limites du corps humain? Probablement que oui. Or, il existe peu de récits comme celui de l'homme qu'on a surnommé « Le trappeur fou ». Découvrez l'histoire de ce véritable périple dans le nord canadien aride, qui a été une première tant pour les policiers de la GRC que pour les médias nationaux.

À LIRE AUSSI: Lisa Montgomery: La femme qui a tué une mère pour lui voler son foetus !

Si vous voulez savoir qui était le trappeur fou, eh bien, vous risquez d'être déçu. En effet, malgré certaines théories, on n'a jamais pu formellement identifier l'homme à qui fut attribué ce surnom. D'après certains récits, il s'agirait d'un immigrant d'origine scandinave qui se serait lui-même baptisé Albert Johnson lorsqu'il est arrivé à Forl McPherson lors de l'été 1931.

Ce qui est sûr, c'est que Johnson était un homme des bois solitaire, capable de survivre dans des conditions au sein desquelles très peu d'humains auraient été capables de vivre. Habitant dans les forêts des Territoires du Nord-Ouest, ce trappeur se nourrissait en chassant et en attrapant des bêtes, parfois en les volant au sein de pièges posés par d'autres chasseurs. Ses méthodes lui ont valu de nombreuses plaintes d'autres trappeurs et d'Autochtones qui se plaignirent d'intimidation, ce qui força la GRC à intervenir.

Des agents furent dépêchés pour mettre Johnson en garde à vue, mais Johnson tira sur l'un des gendarmes venus pour le questionner. Après plusieurs échanges de coups de feu et de multiples tentatives des policiers pour le faire sortir de son habitation (on y lança même des bâtons de dynamite), Johnson échappa aux gendarmes, qui se mirent à le traquer.

Le 13 février 1932, la GRC repéra finalement Johnson aux abords la rivière Eagle, située aujourd'hui dans le Yukon. Ne s'attendant pas à une poursuite aussi longue et pénible, des agents de la GRC, des bénévoles trappeurs et autochtones et des militaires suivront les traces de Johnson sur 240 km pendant pas moins de deux jours! À la toute fin, encerclé, Johnson tomba sous 17 projectiles des policiers, aucun papier sur lui ne pouvant confirmer qui il était réellement. Or, le trappeur ne fut pas la seule victime puisque la traque fit deux blessés et un mort au sein de quatre échanges de coups de feu, en plus d'un policier lors de la fusillade finale.

Au-delà de la distance parcourue, l'histoire du trappeur fou a amené plusieurs bouleversements. En outre, les fusillades ont complètement changé la façon dont la GRC s'y est prise pour maintenir la paix dans les territoires du nord, reconnus comme étant hostiles et violents. De plus, au niveau médiatique, cette chasse à l'homme a modifié la couverture effectuée par les médias puisque, pour la toute première fois, la GRC a utilisé un avion et une radio. Cela a permis au reste du monde de suivre la traque, sans quoi il n'aurait pas été possible de suivre le périple de Johnson et des policiers dans ce territoire isolé.

Ceci dit, l'histoire du trappeur fou a influencé plusieurs auteurs. Sa capacité de survivre dans des conditions extrêmes (notamment avec des températures sous les -40 degrés) a inspiré le film Chasse à Mort de 1981. De plus, en raison du flou entourant son identité, de nombreux écrivains ont tenté de découvrir qui il était à travers de multiples théories.

Néanmoins, encore aujourd'hui, on ignore qui était vraiment ce trappeur et, surtout, pour quelles folles raisons il a ouvert le feu sur plusieurs agents de la paix.

 

Vous avez aimé cet article ? Consultez celui-ci:

Dossier criminel : Albert Fish, le tueur en série aux déviances sexuelles extrêmes!

Source(s) image(s):
Virtual Museum
Mad Trapper

Commentaires