BORNES ÉLECTRIQUES

Votre corps vous fait souffrir, peu importe l'endroit? Vous êtes pris de vertiges? Vous avez un mal de tête donnant l'impression qu'un marteau-piqueur vous mitraille le cerveau? La solution facile à tous ces bobos se résume en un mot: Tylenol. Depuis sa création, le Tylenol est devenu le petit miracle embouteillé pour mettre fin aux maux des gens. Or, en 1982, ce petit comprimé fut également au centre d'une série de meurtres ayant horrifié les États-Unis.

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Adieu mal de tête, pour toujours!

Nous sommes en 1982, à Chicago. Comme pour bien des familles, une jeune mère se rend à la pharmacie afin d'acheter une bouteille de Tylenol Extra Fort. Or, ce qu'elle ignore, c'est que les comprimés contenus dans ce flacon d'apparence normale ont été remplacés par des capsules de potassium et de cyanure. La jeune femme mourra dès qu'elle en absorbera une, tout comme deux autres membres de cette famille. Quatre autres personnes décèderont dans les mêmes circonstances.

Un vent de panique prend bientôt d'assaut le pays en entier, les médias ayant tôt fait de relater ces cas d'empoisonnement. En toute logique, les gens ne veulent plus acheter de comprimés, d'autant plus lorsqu'on publicise les résultats toxicologiques de l'enquête policière. En effet, on dévoile que ces comprimés possédaient 10 000 fois la dose nécessaire de cyanure pour tuer un adulte!

Voyant la catastrophe publique et, surtout, financière se dresser à l'horizon, la compagnie Johnson & Johnson procède à un rappel général de tous les flacons de Tylenol. En guise de solution, elle propose de remplacer tous les comprimés par des tablettes solides. De plus, la firme modifie l'emballage des bouteilles afin de les rendre plus sécuritaires. Malgré cela, Johnson & Johnson enregistrera une perte de pas moins d'un million de dollars et sera condamnée à verser de très lourdes indemnités aux familles des victimes, et ce, même si elle ne fut pas responsable de cette série de meurtres.

Un mystère qui demeure

En 1986, les événements de Chicago reviennent hanter les États-Unis lorsqu'on rapporte qu'une jeune femme de 23 ans est morte suite à l'absorption d'une capsule de cyanure. Les circonstances du décès sont pareilles aux morts de 1982, mais il est difficile pour les enquêteurs d'affirmer si le même tueur est à l'oeuvre.

En fait, le mystère plane toujours sur cette vague d'homicides qui n'a pas eu son pareil dans l'histoire. En effet, l'affaire Tylenol n'a jamais été résolue de sorte qu'encore aujourd'hui, on ignore qui a pu remplacer des cachets parfaitement normaux par des capsules de cyanure. En 2009, le FBI a rouvert l'enquête afin de réexaminer toutes les pièces à conviction récoltées par les 100 enquêteurs affectés à l'affaire durant les années '80. Aucun résultat n'en sortit.

Durant toutes ces années, même si la police avait identifié plus de 400 suspects, un seul homme fut interpellé. James Lewis s'était effectivement proclamé comme l'auteur des meurtres au Tylenol, mais les policiers ont finalement conclu qu'il s'agissait d'un homme qui voulait tirer profit de cette affaire pour s'enrichir. Lewis avait notamment envoyé une lettre à Johnson & Johnson dans laquelle il réclamait un million de dollars sans quoi, il n'arrêterait pas de tuer en remplaçant des comprimés de Tylenol par du cyanure. On ne pu jamais prouver que cet homme était l'auteur des meurtres, mais il dî quand même purger une peine de 12 ans de prison pour extorsion.

Si vous craignez de prendre de nouveau des Tylenol, sachez que depuis, les mesures de protection ont été renforcées. En outre, chaque bouteille est maintenant scellée et un avertissement indique au consommateur de ne jamais avaler un comprimé provenant d'une bouteille qui n'est pas hermétiquement fermée. Autrement, eh bien, il existe toujours le Advil !

 

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UnfrazzledCare

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