BORNES ÉLECTRIQUES

Avez-vous une écoeurantite des zombies ? Après Twilight et les vampires, les zombies ont pris d'assaut l'industrie du divertissement, étant présents plus que jamais au grand comme au petit écran. Or, si vous en avez marre de voir des morts-vivants, donnez-leur encore une chance et plongez dans l'univers de Dying Light, un jeu aux bases classiques, mais qui vous donnera réellement l'impression de survivre dans un monde rempli de chair en décomposition !

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Quand Dead Island rencontre Resident Evil

Dying Light est l'histoire de Kyle Crane, un agent secret propulsé (et c'est le cas de le dire) dans la ville d'Harran. Dans une ville complètement ravagée par une mystérieuse épidémie ayant transformé les humains en zombies, Crane devra rapidement mener son enquête pour l'agence pour laquelle il travaille puisque la cité est menacée d'être bombardée par des missiles du gouvernement.

La mise en scène vous semble familière? C'est normal puisque le scénario ressemble étrangement à celui de Resident Evil. En outre, tout comme c'était le cas dans la franchise de Capcom, on se retrouve dans une immense ville menacée d'être rasée par le gouvernement pour stopper l'épidémie l'affligeant. Ce n'est donc pas très original, d'autant plus qu'on sent l'influence de Dead Island derrière la trame scénaristique. Effectivement, même si on se retrouve en zone urbaine, on sent qu'il faut chaud et plusieurs zombies sont peu vêtus. Du coup, on a l'impression de retrouver le scénario de Resident Evil dans l'ambiance de Dead Island.

Vivre le jour, survivre la nuit

Qu'aurez-vous donc à faire dans la grande zone que représente la cité d'Harran? Eh bien, sans surprise, vous devrez compléter différentes missions afin d'aider les survivants à affronter les zombies. Vous aurez aussi différents types d'items à récolter, mais malheureusement, rien de tout cela n'est très original. On complète davantage les missions pour avancer plutôt que par plaisir et, avant longtemps, on se rend compte que rien de bien neuf n'a été inclus pour nourrir notre intérêt en regard de l'histoire principale. Du coup, oui, ça finit par avoir un impact sur notre intérêt à poursuivre l'aventure.

Or, ce qu'il y a d'intéressant dans Dying Light est son système de jour et de nuit. À la clarté, les zombies traînent dans les rues et se lamentent plus qu'ils ne frappent. Cela vous permet donc de compléter les missions et d'amasser du butin sans trop vous stresser.

La nuit, c'est tout le contraire. Les zombies sont agressifs, menaçants et puissants. Il y a même des monstres ravageurs qui sortiront pour vous attaquer la nuit tombée ! Dying Light donne d'ailleurs droit à certaines scènes très épeurantes lorsqu'on sort la nuit, comme en font foi les poursuites dont j'étais la cible par des hordes de zombies rassemblés pour m'anéantir. Seule récompense à ce danger: vous accumulerez deux fois plus d'expérience en affrontant les morts-vivants à la noirceur.

Bouger à la Mirror's Edge

Comme je l'ai dit, la ville d'Harran est plutôt grande. Or, plutôt que de piloter des véhicules ou simplement courir, Techland a fait de cette cité virtuelle un grand terrain de jeu. Ainsi, Dying Light vous permettra de vous accrocher à plusieurs types de surfaces et de grimper un peu partout, ce qui est fort utile pour échapper aux zombies. Cette forme de jouabilité n'est pas sans rappeler l'excellent Mirror's Edge si ce n'est que cette fois-ci, les cascades à la première personne sont à plus grande échelle. Les mouvements de notre personnage sont très fluides et cela permet d'explorer Harran avec un grand plaisir!

Or, si massacrer du zombie et bouger tel un cascadeur sont deux éléments très prenants du jeu, cela a un prix. Et le prix à payer dans Dying Light est le piètre état des armes que l'on ramasse. En effet, au sein du jeu, vous pourrez récolter une grande variété de ressources tout comme de nombreuses armes, spécialement des armes à courte portée. Or, tout comme dans Dead Island, celles-ci seront très fragiles, faisant en sorte qu'on est constamment en train de les réparer ou de les changer. J'espérais que Techland ait atténué ce problème présent dans Dead Island, mais non.

Un gros plus: le multijoueur

Outre le mode solo, vous aurez l'occasion de jouer dans un mode coopératif supportant quatre joueurs. Ce dernier représente d'ailleurs un grand atout de Dying Light. Encore une fois, il n'est pas très original, mais il est diablement fonctionnel! Détruire des zombies à plusieurs est très divertissant et, en plus, Techland a inclus des options rendant le multijoueur encore plus intéressant. Par exemple, il y a des coffres ne pouvant s'ouvrir qu'en la présence de tous les joueurs. La coopération s'en trouve donc renforcée à travers plusieurs éléments comme celui de ces coffres.

En revanche, le mode Be the Zombie est moins attrayant. L'idée de départ (incarner un puissant zombie) est bonne, mais elle est tout simplement mal intégrée. Même si on peut contaminer la partie d'un autre joueur en y personnifiant ledit zombie, on devient rapidement fatigué de cette option, puisque le fait d'incarner le monstre n'est pas très amusant. On se lasse assez vite d'être un prédateur et on n'a alors qu'une seule envie: redevenir humain en massacrant de la chair putréfiée plutôt que de plonger dans celle-ci!

Devriez-vous y jouer ?

Dying Light est un jeu intéressant, mais souffrant de problèmes étant devenus courants dans les titres de Techland. Plusieurs bonnes idées y sont intégrées et il s'agit définitivement d'une meilleure expérience que celle de Dead Island, mais une bonne proportion des éléments présents manquent d'optimisation et le déroulement de l'aventure est loin d'être optimal. Cependant, ça demeure un jeu divertissant qui vous offrira de bons moments à condition de ne pas avoir trop peur de sortir la nuit!

 

Ce que vous aimerez:

- Le terrain de jeu que représente la ville

- Le calme du jour et la frayeur de la nuit

- Massacrer du zombie en multijoueur!

Ce que vous n'aimerez pas:

- L'usure prématurée des armes

- Le scénario peu inspiré

- Les missions plutôt banales

Note: 7,5 sur 10

 

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Source(s) image(s):
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