BORNES ÉLECTRIQUES

Les gens accordent de plus en plus d’importance à ce qu’ils mangent ou boivent… on entend parler de protéines, de glucides, de gras ou d’eau mais en réalité ces nutriments arrivent tous derrière un autre encore plus essentiel à la vie : l’air! Ce n’est pas pour rien qu’il y a un vieux proverbe sanscrit qui dit "respirer c’est la vie et si vous respirez bien vous vivrez longtemps sur terre." Si on dit qu’on ne peut survivre 30 jours sans manger et 3 jours sans boire on ne peut guère vivre plus de 3 minutes sans respirer.

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La respiration est un phénomène particulier car il s’agit du seul système autonome du corps sur lequel nous pouvons avoir un contrôle volontaire. La capacité pulmonaire totale d’un adulte est d’environ 6 litres et le nombre moyen d’inspirations par minute tourne autour de 15 cycles au repos. Évidemment, cette fréquence varie en fonction de l’âge et peut même tripler à l’effort!

Le nez ou la bouche

Le nez représente votre système de filtration. C’est pourquoi le nez est fait pour respirer et la bouche pour manger. Non seulement l’air n’est ni réchauffé ni filtré lorsque vous respirez par la bouche, mais cette voie encourage également les maux de gorge, les amygdalites et même les infections de l'oreille.  Normalement vous devriez inspirer par le nez et expirer par la bouche. La respiration buccale peut aussi contribuer aux différents troubles de la mâchoire et de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM), la mauvaise haleine, le ronflement, l'apnée du sommeil et les terreurs nocturnes. La respiration par la bouche est aussi la plus grande cause de zézaiement chez les enfants. Le fait de se lever régulièrement durant la nuit ou de se réveiller en sueurs sont des signes que vous respirez par la bouche pendant votre sommeil. Si c’est le cas vous devez vous assurez de bien dégager vos voies nasales avant le coucher. Se moucher (toujours une narine à la fois) et masser la région des sinus sont parmi les choses que vous pouvez faire pour aider votre cause. Plusieurs personnes ont les voies nasales obstruées par des sécrétions parce qu’ils réagissent à des allergènes tels que les produits laitiers. Il peut donc être intéressant de se pencher sur la question et parfois même de passer un test d’allergies alimentaires.

Gauche ou droite

Lorsque nous respirons, nous privilégions tous soit la narine droite ou gauche. Certains soutiennent que la droite stimule le système nerveux sympathique et nous rend plus alerte ou agité. La gauche quant à elle encouragerait la détente et le sommeil. La domination varierait également au cour de la journée. Le fait que nous changions naturellement de côté pendant notre sommeil (toutes les 20 ou 30 minutes) pourrait entre autres être un signe de rééquilibrage du système nerveux par la respiration. Quoi qu'il en soit et peu importe si l'effet est réellement significatif, il peut être intéressant de se coucher sur le côté droit si vous éprouvez de la difficulté à vous endormir, ou de prendre une inspiration forcée par la narine droite avant un effort qui vous demande une certaine stimulation.

Le ventre ou la poitrine

Mis à part le nez et la bouche il y a aussi la question de la respiration ventrale et de la respiration thoracique. Plusieurs disciplines comme la méditation et le yoga s’intéressent à la respiration et prônent le contrôle de la respiration ventrale. Ce contrôle a effectivement ses avantages et est souvent utilisé dans les techniques de gestion du stress, mais il ne faut pas oublier que c’est dans la cage thoracique que se trouvent les poumons! La mobilité de celle-ci est non seulement  nécessaire pour permettre une entrée d’air optimale mais affecte aussi la posture. J’ai déjà parlé de la respiration et de ses effets sur, entre autres, l’humeur dans mon article intitulé « respirez-vous bien ». En fait, il n’y a pas de mauvaise réponse car le plein contrôle de la respiration tient autant du thorax que du ventre. Ainsi quelqu’un qui prétend avoir une respiration saine devrait être en mesure de solliciter un ou l’autre aussi indépendamment qu’avec précision. Les routines d'exercices respiratoires devraient donc comprendre autant d'exercices ciblant la poitrine que le ventre et devraient d'ailleurs travailler la coordination entre les deux.

La première étape : la prise de conscience

Peu de gens sont réellement conscients de la façon dont ils respirent et ils en subissent les conséquences car elle affecte indirectement notre mode de vie. Saviez-vous que votre respiration est un indicateur de votre humeur et que votre humeur est un indicateur de la qualité de votre souffle? Cela signifie que si vous êtes en mesure de prendre le contrôle de la façon dont vous respirez, vous pouvez volontairement changer votre humeur! La respiration, qui affecte grandement le cerveau, a aussi des effets sur la concentration, la motivation et l’attention. Selon certaines études, respirer plus lentement pourrait même avoir des effets sur la réduction de l’appétit. Apparemment, l’hyperventilation (le fait de prendre des inspirations courtes et rapides) augmenterait l’acidité et stimulerait la faim. La respiration a entre autres un effet sur la fréquence cardiaque et la façon dont vous gérez le stress.

La respiration a probablement une quantité incroyable d’effets bénéfiques dont nous ne sommes pas encore conscients sur le corps humain et ses fonctions. L’empereur romain Marc Aurèle disait « en te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer et d'être heureux ». Avant toute chose, c’est l’air que nous respirons qui nous nourrit. Si vous saisissez toute l’importance de ce fait, vous comprendrez que vous devriez commencer chaque journée avec de grandes inspirations plutôt que de vous fier sur un café pour vous réveiller… 

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Respirez-vous bien?

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Pain concept, via Shutterstock

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