Depuis plusieurs années déjà on parle de l’épidémie d’obésité qui fait rage en Amérique du Nord. Ce phénomène est loin d’être nouveau et on estime même que le nombre de personnes obèses a même doublé dans les 30 dernières années. Ce qui l’est plus est le fait que de plus en plus on blâme l’inactivité pour ce problème plutôt que le nombre de calories ingérées… et malgré le fait que les abonnements dans les centres de conditionnement physique soient à la mode en ce moment, il faudra bien plus pour venir au bout de nos peines.

À LIRE AUSSI : Le corps humain est un peu comme une voiture

Récemment, le magazine Forbes a publié un article intitulé « Ce n’est pas l’obésité qui devrait nous préoccuper, c’est l’inactivité ». L’article en question révélait entre autre que l'organisation mondiale de la santé estimait à 1,9 milliard le nombre d'adultes ayant un surpoids et à environ 600 millions le nombre d’obèses. L'obésité est une menace grave pour la santé qui a des répercussions non négligeables sur d’autres sphères, comme l’économie. Le phénomène serait global et à la hausse tant dans les pays à faible qu’à haut revenu. Le mode de vie sédentaire que l'urbanisation et la technologie ont créé, avec tous ces emplois de bureau et ces gadgets qui sont supposés nous faciliter la vie, a grandement contribué à la situation dans laquelle nous nous trouvons maintenant.

On mentionne souvent les pathologies considérées comme graves telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires, les troubles cardiaques, l’hypertension, les accidents vasculaires cérébraux et certains cancers pour faire réagir la population quant à l’obésité. On néglige cependant qu’elle est aussi un facteur de risque important dans le développement de conséquences qui menacent plus la qualité de vie que la vie en tant que telle, comme les troubles musculosquelettiques et douleurs chroniques.

Lorsqu’on parle d’obésité, on a aussi tendance à rapidement pointer du doigt l’alimentation et on néglige une autre partie de l’équation, qui jouerait un rôle autant sinon plus important encore; l’activité physique! Saviez-vous que de plus en plus dans le domaine médical on considère l’activité physique comme un «remède miracle» capable de traiter ou prévenir une gamme de conditions? C’est pourtant aussi vrai que logique. L’activité physique affecte presque tous les systèmes du corps humain (hormonal, neurologique, circulatoire, métabolique) et représente en quelque sorte un médicament incroyable au potentiel incalculable!

Comme tout médicament, ce dernier doit cependant être prescrit par un professionnel de la santé si on veut éviter les mauvaises surprises et c’est là que le kinésiologue entre en jeu! J’ai souvent abordé dans des articles précédents l’importance de faire affaire avec un professionnel qualifié lorsqu’on désire s’entraîner… Le corps humain est une machine faite pour bouger et la pire chose que l’on puisse faire, c’est cesser de l’utiliser. Prendre la décision de bouger est donc déjà un pas dans la bonne direction, sauf que pour se diriger dans la bonne direction il faut être guidé.

C’est un fait que la population en général ne mange pas bien mais elle est surtout plus inactive que jamais. Et plusieurs de ceux qui daignent faire un effort pour prendre soin de leur corps ont tellement peur de la graisse qu’ils ne regardent que dans leur assiette et oublient qu’ils doivent aussi faire fonctionner la fournaise! Être plus actif ne veut pas nécessairement dire de passer des heures interminables dans la salle d’entraînement. Il peut s’agir d’actions toutes simples comme marcher davantage, se stationner plus loin, prendre les escaliers, etc. La leçon à retenir dans tout cela, c’est qu’il n’y a pas que dans votre garde-manger qu’il faut faire du ménage mais dans votre style de vie également, et ce tout au long de votre vie!

 

Vous avez aimé cet article? Consultez celui-ci:

Pour se rendre à la bonne destination ça prend un plan!

Source(s) image(s):
Fat man running

Commentaires