Les gens ont tendance à penser qu’il n’y a que les obèses qui développent des problèmes de santé. Pourtant il n’en faut pas tant que ça pour que l’accumulation de gras entraîne des complications… surtout si celle-ci est localisée au niveau du ventre.

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Si vous êtes dans la trentaine et que vous n’êtes pas très actif, il y a de fortes chances que vous fassiez partie de ceux qui ont réalisé qu’ils ont pris un peu de bedaine au cours des dernières années. Malheureusement, plusieurs acceptent ce changement comme un fait inévitable et n’hésitent pas à blâmer le vieillissement, ce qui est erroné car il y a des gens beaucoup plus âgés qui ont encore un ventre plat! C’est donc dire qu’il y a autre chose que la génétique et les facteurs hormonaux en cause...

La graisse emmagasinée dans les segments du corps est moins inquiétante car elle est sous-cutanée. En contrepartie, celle localisée dans la région abdominale est en grande partie viscérale et la graisse viscérale est liée à plusieurs troubles métaboliques ainsi qu’un risque accru de maladie cardiovasculaire et de diabète de type 2. Les scientifiques ont entre autre découvert que la graisse viscérale affecte indirectement le système immunitaire, la sensibilité des cellules à l'insuline, la pression artérielle et même la coagulation du sang!

La graisse abdominale est particulièrement préoccupante car elle est de plus en plus commune et qu’elle représente un facteur de risque important dans une variété de problèmes de santé. L’accumulation de gras viscéral, qui surtout néfaste parce qu’elle se situe tout près des organes internes, est donc une préoccupation plus grande que jamais! Bien que les scientifiques étudient toujours le phénomène afin de mieux le comprendre, il apparaît de plus en plus clair que l’excès de graisse corporelle, et en particulier la graisse abdominale, perturbe l'équilibre et le fonctionnement normal des hormones du corps.

Ce n’est pas nouveau que la recherche a mis en évidence le fait que la perte de gras abdominal est notamment significative lorsqu’on combine l'exercice et un régime alimentaire adapté. Ce qui tend à changer, et ce que j’expliquais dans mon dernier article traitant de l’obésité, c’est que l’exercice y serait pour beaucoup plus dans les résultats d’une perte du gras viscéral que la simple réduction des calories (diète).

Les liens entre la graisse viscérale et la résistance à l'insuline sont particulièrement de plus en plus évidents, et c’est probablement là que l’exercice devient une arme de choix car la recherche a déjà bien établi les effets bénéfiques que l’activité physique peut avoir sur la sensibilité des cellules à l’insuline et la gestion du sucre sanguin. L’exercice physique est aussi fortement lié avec l’amélioration d’autres éléments comme la pression sanguine et le cholestérol.

Par où commencer? Modifier ses habitudes de vie et cumuler au moins 30 minutes d’activité par jour est déjà un bon départ. Une fois que les changements mineurs ont bien été intégrés dans votre quotidien, vous pouvez viser 60 minutes. L'entraînement en salle de musculation peut aussi s’avérer très efficace dans la lutte contre la graisse abdominale… ce qu’il faut retenir de tout cela, c’est que ce qui compte c’est de bouger!

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