Si on vous pose la question, vous allez certainement répondre oui. Car tout le monde, l’auteur de ces lignes y compris, a l’impression d’être en parfait contrôle de son véhicule, peu importe les conditions routières. Mais, car il y a un mais, il est facile de de faire piéger et on est souvent victimes de son manque d’expérience.

À LIRE AUSSI: Intégrale ou 4 roues motrices?

C’est ce que Michelin a voulu faire comprendre aux jeunes conducteurs, et à leur parent, en créant l’Académie de conduite hivernale qui porte son nom. Bien que l’événement ne soit que ponctuel (deux journées seulement, une à Montréal et l’autre à Toronto), mais l’intention est claire : démontrer l’importance d’une bonne connaissance de la conduite hivernale.

Cette année, l’Académie s’adressait surtout à des jeunes conducteurs, dont certains n’ont pas encore leur permis de conduire officiel et doivent se contenter de celui d’apprentis. On a cependant ajouté les parents aux exercices, histoire de faire bouger un peu les choses.

« Nous nous rendons compte que si les jeunes sont les seuls à parler de sécurité routière, le message passe moins. Nous espérons qu’en jumelant les parents, les discussions se poursuivront à la maison et que tout le monde sera plus conscient de l’importance d’une conduite hivernale sécuritaire », a expliqué le porte-parole et pilote professionnel, Carl Nadeau.

Quelques trucs

Évidemment, l’Académie Michelin propose des ateliers pratiques. Les participants ont ainsi appris à mieux maitriser leur trajectoire, à limiter la vitesse dans toutes les conditions, mais ils ont surtout appris comment réagissait leur véhicule dans des conditions difficiles.

« La plus grande difficulté des conducteurs, c’est de comprendre qu’on conduit d’abord avec les yeux, ce qui est encore plus vrai en hiver. Fixez l’endroit où vous voulez aller, et vos mains vous y conduiront. Fixez un obstacle, et vous allez le heurter », explique monsieur Nadeau.

Parmi les élèves d’un jour, Lynda et William, mère et fils. Mais alors que le fils affrontait les dérapages avec zénitude, la mère, elle avouait son stress et sa peur de conduire en hiver.

Aux termes des dérapages, des exercices de perte de contrôle encadrées et d’évitement d’obstacles sur chaussée glissante, les deux participants sont ressortis plus confiants. « Je n’ai que 5 mois d’expérience au volant, mais au moins maintenant, je sais comment mon auto réagira, et je sais quoi faire si je me retrouve dans ces situations. Il faut seulement y penser », a expliqué William, jeune conducteur. Quant à Lynda, elle ne voit plus la conduite hivernale de la même façon. « Fini le stress. Je sais maintenant qu’en m’y prenant en douceur et à bonne vitesse, je pourrai mieux maitriser mon auto. »

C’est exactement ce genre de conclusion qu’espère Carl Nadeau. « Évidemment, de bons pneus d’hiver, comme nos Michelin, sont indispensables. Mais sans un pilote en contrôle, et conscient de son environnement, ça ne sert à rien. Il s’agit seulement d’en prendre conscience », conclut monsieur Nadeau.

 

L’Académie de conduite hivernale Michelin n’était que ponctuelle, mais des cours de conduite en hiver sont offerts aux quatre coins du Québec. Renseignez-vous!

Vous avez aimé cet article? Consultez celui-ci:

Les sept pneus d’hiver à considérer

 

Source(s) image(s):
Autoaufeminin.com

Commentaires