Le chat noir le plus populaire du manga revient avec un troisième tome de «Kuro, un coeur de chat» chez Kana. Le mangaka Sugisaku y signe le tome le plus mature de la série. Comme toujours, le félin va vivre une foule de péripéties, mais certains événements vont le faire vieillir. À la suite de cette nouvelle aventure, Kuro ne sera plus jamais un chaton!

Aucun nouveau « boss » n’a été trouvé pour prendre la relève de celui qui est disparu. Kuro, en tant que jeune mâle, fait partie des prétendants au trône. Cependant, devenir le roi de la ruelle n’est vraiment pas dans ses priorités. Il est à un âge où il veut explorer et faire la fête. 

Il va également se rendre compte qu’il est de plus en plus attiré par les femelles. Mais même s’il les trouve très séduisantes, il va apprendre, à la dure, qu’elles sont très farouches! Les approcher sera une tâche encore plus ardue que de se battre avec d’autres mâles! 

Ce troisième chapitre est d’une grande tendresse. Kuro est toujours aussi attachant avec ses réflexions candides et ses gestes souvent impulsifs. On ne peut faire autrement que de l’aimer. Certaines histoires touchent vraiment une corde sensible, si bien qu’il est parfois difficile de ne pas verser une larme. Je pense notamment au cas de ce chaton qui connaitra un destin tragique. Kuro, un coeur de chat, c'est également du rire! Les propriétaires de chats reconnaitront probablement le tempérament malicieux de leurs animaux...

Se déroulant toujours sur des microchapitres de deux planches, cet opus se lit très bien. Il n’y a pas d’intrigue complexe, de personnes compliquées ou de rebondissements inattendus. Tout est dans la légèreté. On peut déposer le livre sur sa table de chevet et continuer où on était rendu un mois plus tard sans être mélangé. Bref, on ne se casse jamais la tête en suivant les aventures de Kuro. Et c’est loin d’être un défaut. C’est grâce à sa sobriété et sa fluidité incroyable que ce manga nous interpelle tant. 

Dans les deux derniers tomes, je me plaignais des caractères parfois très petits qui rendaient la lecture ardue par moment. J’ai été content de constater qu’il n’y en avait maintenat presque plus. Sinon, le dessin à l’encre de Chine est toujours un régal pour les yeux. Tout en les épurant au maximum, Sugisaku réussit à donner de la densité et du caractère à ses cases. Difficile de leur trouver un défaut.

Verdict 

Sugisaku nous offre une oeuvre simple, touchante et toujours aussi magnifique visuellement. Si vous avez des chats ou en avez déjà eu, voici un manga à ne pas manquer! J’espère suivre Kuro pendant encore plusieurs tomes! 

 

Kuro, un coeur de chat, tome 3 - Les chats aussi vivent des histoires d’amour

Sugisaku

164 pages

Kana 

 

Cote : 4 étoiles surs 5. 

Source(s) image(s):
Prologue

Commentaires