Tu poses du gypse ou fais de la toiture et tu te dis que tu ferais pas mal plus d'argent si tu étais ton propre boss? Mathématiquement, le salaire horaire auquel le patron te vend te permettrait de te payer pas mal de choses sur ta bucketlist…

Tu rêves d’un beau pickup et de moduler tes horaires selon tes envies? Avant de voir la vie en rose et d’acheter ton billet pour les iles grecques, tu dois savoir qu’il y a 5 étapes à franchir pour partir une entreprise de construction au Québec. Ça t’intéresse de les connaitre? Les voici!

 

1 – Créer son entreprise

La première étape consiste à choisir la forme juridique que prendra ton entreprise et en faire la création officielle. Que ce soit une entreprise individuelle ou une personne morale (compagnie incorporée), tu dois t’inscrire au Registraire des entreprises pour obtenir un numéro d’entreprise du Québec (ou NEQ, de son p’tit nom).

Selon le type de travaux que tu vas faire et les avantages que tu cherches, tu vas peut-être décider de t’incorporer. Les frais vont varier en fonction des professionnels nécessaires lors des démarches (un comptable, par exemple).

Compliqué tout ça? Pas vraiment. Mais le mieux est de se faire conseiller, car il s’agit de la base de ton entreprise!

 

2 – Obtenir du cautionnement

Le cautionnement sert à protéger le client quand l’entrepreneur ne respecte pas ses engagements. Même si toi, tu ne laisserais jamais des travaux incomplets ou des clients insatisfaits, tu dois te procurer le fameux cautionnement. C’est la loi.

Mais, t’en fais pas, ça reste abordable.

 Selon le type de travaux que tu fais, une assurance responsabilité pourrait être drôlement utile. Échapper ta grosse perceuse sur le beau plancher neuf de la madame… ça pourrait te coûter cher!

 

3 – Demander sa licence

Rendu là, tu enchaines avec ta demande de licence. Une fois ton formulaire acheminé à la RBQ et les frais payés, tu recevras par la poste ton horaire d’examen. Les examens s’échelonnent sur 3 à 5 jours et se déroulent dans un des bureaux de la RBQ de la province (on les imagine très coquets). Entre le moment où tu envoies ta demande et l’obtention de la licence, il se passe en moyenne de 6 à 8 semaines.

 

4 – La préparation aux examens

Voilà la partie la plus importante! C’est maintenant que tu dois te préparer aux examens de la Régie (RBQ). Que ce soit pour être entrepreneur général ou spécialisé, pour installer du carrelage ou gérer une douzaine de sous-traitants, tu dois passer par là!

Il y a trois examens obligatoires : administration, gestion de projets et de chantiers, gestion de la sécurité. Ces trois tests permettent d’exécuter ou faire exécuter (sous-traiter) les travaux des 13 sous-catégories décrites dans l’annexe III de la RBQ. C’est comme les 12 travaux d’Astérix, mais y’en a 13.

Selon le type de travaux que tu désires de prendre en charge, tu envisageras peut-être de passer des examens pour des spécialités ou pour devenir entrepreneur général.

 

5 – Réussir les examens

Là, c’est le moment de vérité. Sois à ton meilleur pour ces périodes de concentration intense! Annule tes sorties et prévois des bonnes nuits de sommeil pour performer like a boss.

Après avoir donné tout ce que tu as, tu attends de recevoir les résultats par la poste et… Tu célèbres!

Bravo, te voilà entrepreneur en construction, ce n’est pas rien! Sache que le fait de posséder une licence te place du côté lumineux de la force. En effet, beaucoup de travailleurs ne l’ont pas et jouent un jeu dangereux en risquant des amendes d’au moins 10 000 $. Ouch!

 

Quelques conseils pour réussir

Si tu es fonctionnel uniquement de midi à minuit, oublie la construction. Les gens qui travaillent dans ce métier sont souvent des lève-tôt. Être sur le chantier à 7h, c’est juste normal.

Pour réussir et te démarquer, tu dois trouver un créneau à développer et être organisé.

Sois créatif, travaille fort, pis tu vas faire un malheur!

 

 

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