BORNES ÉLECTRIQUES

La bande dessinée, ça ne s’adresse pas juste aux adolescents et aux adultes! Les tout-petits peuvent également savourer les joies que procurent les cases et les phylactères. La série «Petit Poilu» de Pierre Bailly et de Céline Fraipont en est d’ailleurs un merveilleux exemple. Dernièrement, j’ai lu «Superpoilu», le dernier opus paru récemment chez Dupuis.

La prémisse de Petit Poilu est identique pour tous les albums : Petit Poilu part de la maison pour aller à l’école sauf qu’en chemin il fait des rencontres extraordinaires. Dans Superpoilu, notre petit héros à la peau noire et au nez rouge fait la connaissance de Superarnak, un super-héros un peu trop vaniteux qui passe le plus clair de son temps à se regarder dans le miroir. 

En le suivant discrètement jusqu’à sa maison, Petit Poilu découvre ce qui se cache réellement derrière Superarnak : un enfant grassouillet qui utilise un costume gonflable pour avoir l’air plus fort et grand. Voyant que Petit Poilu a découvert son secret, le super-héros lui propose de devenir son apprenti. Pour l’occasion, notre petit bonhomme va revêtir, comme Superarnak, un habit gonflable. 

Ce n’était qu’une question de temps avant que la série jeunesse s’attaque au monde des super-héros, qui est tellement devenu populaire dans les dernières années, grâce à des séries de films comme Les Avengers et Batman. Pas pour rien que la plupart des jeunes enfants rêvent aujourd'hui de devenir un héros masqué. Il reste que pour Pierre Bailly et Céline Fraipont, c’était une belle façon d’interpeller les tout-petits.

Sans bulle, l’album se fie uniquement à son dessin pour narrer les péripéties. Bien sûr, on pourrait laisser un enfant qui ne sait pas encore lire consulter seul le livre. Par contre, rien n’empêche un parent de raconter l’histoire à son fils ou à sa fille en inventant, par exemple, des dialogues ou en interrogeant son enfant (« Qu’est-ce qu’il fait Petit Poilu? » « Oui, tu as raison, il est en train de sauver le chat »). Le format du livre s’y prête à merveille. 

Plus précisément, dans ce 18e tome, il est question d’apparence et du regard des autres. Les auteurs essaient de montrer, avec efficacité et délicatesse, que l’habit ne fait pas le moine. Dans l’album, Petit Poilu perd son super-costume et réalise qu’il n’a perdu aucune de ses habiletés et que son déguisement n’était en fait que superflu.

Verdict 

Éducatif et amusant, ce sympathique album a tout pour captiver un jeune lectorat et lui donner la piqure de la bande dessinée!

 

Petit Poilu, Superpoilu

Pierre Bailly et Céline Fraipont

32 pages

Dupuis

 

Cote : 3,5 étoiles sur 5.

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Prologue

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