Commencer une nouvelle série est toujours un moment fort. À la fin des 48 ou 52 pages, nous rendons un verdict souvent sans appel : est-ce que cette série vaut la peine que je la suive pendant trois, dix ou vingt tomes encore? Dans le cas de « Les anges de Nostradamus », le premier opus de « Arthus Trivium » des Espagnols Raule et Landa publié chez Dargaud, force est d’admettre que la réponse est un gros « OUI »!

S’il y a un personnage qui impose la peur et le respect, c’est bien Nostradamus. Il est connu comme le médium le plus important au monde. Même s’il nous a quittés il y a près de 500 ans déjà, ses prédictions continuent de déchainer les passions. 

Évidemment, ce n’est pas la première fois qu’une oeuvre de fiction s’intéresse à l’astronome. Par contre, Arthus Trivium est sûrement l’une des premières séries récentes à mettre en vedette les disciples du maitre : Arthus, Angélique et Angulus.

Mais que se passe-t-il dans cet album? Bien des choses! D’un côté, on suit un vieux Nostradamus qui craint pour sa sécurité et celle de sa famille et, de l’autre, on accompagne ses trois apprentis qui accomplissent diverses missions en son nom aux quatre coins de la France. Il faut dire que déjà à cette époque, le nom de Nostradamus était connu de tous. Il était même un conseiller proche du roi. C’est donc avec une sorte d’autorité royale que le trio accomplit leurs différentes missions. 

D’ailleurs, le groupe va être confronté à une quête particulièrement périlleuse. Angélique, la seule femme du trio, a été emprisonnée par des drôles de créatures et ce sera à ses deux amis de la sauver. Le tout ne se déroulera pas toutefois comme prévu…

Même s’il nous laisse avec plusieurs questions, Les anges de Nostradamus repose sur un scénario solide. On ne sait pratiquement rien des protagonistes (comme c’est souvent le cas dans les premiers tomes), mais pour une raison inconnue, nous avons vraiment envie de les connaitre, d’en apprendre plus sur leurs motivations et leur passé. 

Raule a construit des personnages crédibles qui réussissent presque à nous envoûter par leur côté sombre et mystérieux. 

Bande dessinée d’aventure oblige, on retrouve ici et là quelques scènes d’action. Brillamment orchestrées, comme dans une pièce de théâtre qui aurait été répétée des centaines de fois, ces séquences sont un vrai ravissement pour les yeux. Landa, avec son style inimitable, ne craint pas de jouer avec les textures, les ombres ou les couleurs pour créer des effets renversants. Plus d’une fois, on se demande si telle ou telle case a été dessinée, peinte ou encore créée par ordinateur. Il n'en est pas à ses premières armes dans le domaine (il a commencé en illustration en 1984) et ça parait dès le premier coup d'oeil! 

Verdict

Bien que n’étant pas de nature superstitieuse, j’ai passé un moment très agréable avec Les anges de Nostradamus. Raule et Landa ont réussi à nous présenter un visage encore méconnu du grand sage, tout en ne tombant pas dans les clichés. Bref, j'espère que l'attente pour la sortie de la suite ne sera pas trop longue, car je trépigne d'impatience à l'idée de mettre la main dessus! 

 

Arthus Trivium 01 : Les anges de Nostradamus

Raule et Landa

48 pages

Dargaud

 

Cote : 4,5 étoiles sur 5.

 

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Prologue

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