BORNES ÉLECTRIQUES

J’avais adoré le sixième tome de « Justice League » et je dois dire que mes attentes étaient très hautes pour la suite. Si, du point de vue du scénario, cet opus est légèrement inférieur au précédent, il n’a rien à lui envier du côté technique.

Plus précisément, ce septième tome vient conclure Le règne du mal, un chapitre sombre de la Ligue des justiciers amorcé dans le précédent volume et dans lequel la Terre tombait sous le joug du Syndicat du crime, un groupe de vilains venus d'un autre univers et semblant avoir anéanti tous les super-héros. 

Ne jamais sous-estimer certaines personnes...

Croyant avoir éliminé toutes menaces, le Syndicat du crime, trop orgueilleux, n'avait toutefois pas prévu que certains méchants, comme Lex Luthor, changeraient de camp. Ainsi, l'ennemi juré de Superman devient le héros, ou plutôt l’antihéros de cet album. Avec quelques autres malfrats, le chauve milliardaire a décidé de sauver le Kryptonien, ainsi que ses acolytes retenus prisonniers par l'organisation criminelle.

Il va en résulter une drôle d’union où les gentils et les vilains vont combattre ensemble un méchant encore plus redoutable. Mais bon. Ne dit-on pas que l’ennemi de mon ennemi est mon ami?

Cette collaboration forcée apporte un angle intéressant au récit. J’avoue cependant avoir eu un petit pincement au cœur en abandonnant les membres du Syndicat du crime, personnages centraux du précédent numéro. Mis à part les premiers chapitres, qui nous racontent la genèse de Power Ring, Deathstorm, Johnny Quick et Atomica, l’histoire ne se focalise pas beaucoup sur ceux-ci. Comme je l’ai dit, c’est Lex Luthor qui vole la vedette.

Le dernier chapitre, pour sa part, est consacré au combat final entre les deux clans. Je m’attendais peut-être à quelque chose de trop grandiose, mais j’ai été un peu déçu ; non pas par l’issu du combat (ça ne pouvait pas se conclure autrement), mais plutôt par la mise en scène. Tout ça m’a semblé légèrement trop court et facile. C’est comme si ça allait juste trop vite. Peut-être en même temps que c’était voulu. En tout cas, on le saura dans le 8e tome....

Visuellement, le livre conserve les bases de la série et des comics. Luthor et ses compagnons sont bien restitués, tout comme certains nouveaux personnages que le lecteur est appelé à croiser durant sa lecture. Il y en a plusieurs qui valent le détour. Je vous laisse le plaisir de les découvrir vous-même! Bref, il n’y a pas trop de surprises en ce qui a trait au dessin. Le contraire m’aurait étonné. Ça aurait été incompréhensible de changer de style à ce moment-ci de l’histoire.

Verdict

J’ai eu du plaisir à me plonger dans l’univers de ce septième opus, même s’il est au final moins ténébreux que le précédent. J’avoue également que je vais m’ennuyer des membres du Syndicat du crime qui semblent tirer leur révérence pour de bon. À mon humble avis, ce sont les meilleurs méchants de la série jusqu’à présent. En tout cas, j’ai bien hâte de voir à quoi va ressembler psychologiquement le prochain antagoniste. Une chose est sûre : la barre est haute!

 

Justice League, tome 7 – Le règne du mal – 2e Partie

Collectif

208 pages

Urban Comics

 

Cote : 3,5 étoiles sur 5

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Prologue

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