BORNES ÉLECTRIQUES

Imaginez. Un monde sans Batman, Superman et Wonder Woman. Ça fait peur, non? C’est pourtant ce que nous propose l’intelligente série « Earth 2 ». Le titre y joue un rôle particulièrement important, car l’univers de cette saga se déroule dans un monde parallèle au nôtre. Les auteurs ont alors le loisir de faire à peu près tout ce qu’ils veulent, car ça n’a aucun réel impact sur le monde des comics tel qu’on le connait.

La fin d’un monde, le quatrième tome, s’inscrit comme la première partie d’une finale qu’on nous promet comme étant grandiose. Entre vous et moi, si vous avez lu les autres épisodes, vous savez déjà sûrement que la série ne fait pas trop dans le minimalisme.

Les « nouveaux » héros rencontrés lors du premier opus sont toujours de la partie. Rappelons que plusieurs sont en fait des versions alternatives de super-héros que l’on connait bien comme Flash et Green Lantern. Je ne les énumérerai pas tous ici, car la liste est assez longue. Par contre, ce qu’il faut savoir, c’est que contrairement à Futures End, la prolifération de protagonistes ne nuit pas à la fluidité du récit, et ce, même si on en retrouve encore plus ici.

Comme dans les précédents opus, nous passons d’une intrigue à une autre avec un naturel déconcertant. Évidemment, à l’instar d’albums comme Justice League, les personnages ne reçoivent pas un traitement en profondeur. Tout demeure assez superficiel (leur passé est très peu évoqué, par exemple). Malgré tout, leurs quêtes et leurs motivations, qui varient d’un héros à l’autre, nous apparaissent crédibles.

Plus précisément, les super-héros de cet épisode essaient de repousser les armées de Darkseid, l’un des plus forts vilains de l’univers de DC Comics. Celles-ci ont ravagé la plupart des grandes villes de Terre 2. Elles désirent maintenant tuer les derniers survivants. Mais il y a encore de l’espoir! Il faut cependant agir très vite!  

Comme on pouvait s'y attendre, les combats à grandes échelles se succèdent… sans toutefois être redondants ou ennuyants. Le trait vif des dessinateurs restitue bien cette urgence d’agir. On sent que les protagonistes livrent leur combat final. Parfois, on a même l’impression de caresser leur désespoir, ce qui permet à La fin d’un monde d’être le chapitre le plus intense de la série jusqu’à présent.

C’est ça qui est bien avec Earth 2. Je le redis : l’univers parallèle offre une grande liberté scénaristique aux auteurs. Ils peuvent faire à peu près n’importe quoi. Quand on lit un album de Batman, on sait que les chances qu’il meure sont très basses. Avec cette série, ce n’est absolument pas le cas. Tous les héros en collant sont sur un fauteuil éjectable. Et on ne sait même pas s’ils vont réussir à battre Darkseid. J’espère que oui, en tout cas…

Verdict

Épique et sans répit pour le lecteur, La fin d’un monde respecte ses promesses et ne déplaira pas aux fans qui suivent la série depuis la toute première case. Bref, voilà un comics de super-héros comme on les aime!

 

Earth 2 04– La fin d’un monde 1re partie

Collectif

376 pages

Urban comics

 

Cote : 4 étoiles sur 5

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Prologue

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