« Suicide Squad » était LE film attendu de l’été. Malheureusement, il n’a pas respecté toutes ses promesses. Beaucoup de cinéphiles ont été déçus par le scénario qui donnait un air trop gentil aux méchants composant l’escadron suicide. Si vous faites partie du nombre, vous pourrez vous reprendre avec « La loi de la jungle », le deuxième tome de « Suicide Squad » paru en français chez Urban Comics.

Sans être une adaptation fidèle du film (ou vice-versa), La loi de la jungle reprend dans les grandes lignes les thèmes chers au long métrage. L’agente secrète Amanda Waller dirige avec une main de fer l’escadron suicide, une escouade regroupant les pires vilains de l’univers DC. On retrouve dans les rangs de ce groupe des noms tels Harley Quinn, Deadshot et El Diablo. Bref, ce ne sont pas des enfants de choeur...

Elle leur demande d’effectuer toute sorte de missions en échange d’une remise de peine. Amanda a tout prévu, car si ses soldats essaient de prendre le large ou de se rebeller, elle n’a qu’à activer une micropuce explosive qui les tuera sur le coup.

Contrairement à un groupe composé exclusivement de gentils (comme la Ligue de justice), ici, chaque protagoniste est sacrifiable. Et c’est d’ailleurs pour cette raison que cette joyeuse bande est envoyée effectuer des missions qui sont perdues d’avance. On réalise donc rapidement que la dynamique y est totalement différente. Les membres de l’escadron suicide ne font pas des missions parce qu’ils le désirent, mais parce qu’ils y sont simplement obligés.

Scénaristiquement, ce deuxième opus nous présente une suite de missions qui visent à trouver un vilain du nom de Regulus et à l’éliminer. Les missions sont intéressantes, mais j’aurais aimé qu’on explore un peu plus la psychologie des personnages. Après tout, ce n’est pas tous les jours qu’autant de méchants sont réunis dans une même bande dessinée.

Parallèlement à ça, l’escadron suicide a un traitre dans ses rangs et tente de savoir de qui il s’agit. La méfiance des uns envers les autres ne fait qu’augmenter plus nous progressons dans le récit.

Contrairement au long métrage, on est heureux de constater que les auteurs n’ont pas « dénaturé » totalement les vilains. Oui, ils sont plus gentils que lorsqu’ils sont les principaux antagonistes d’aventures mettant en vedette Superman, Batman ou Flash. D’un autre côté, les bédéistes n’ont pas mis totalement en sourdine leur goût pour la destruction et le meurtre.

Visuellement, La loi de la jungle sert plutôt bien le scénario. On y croit. Les personnages sont par exemple facilement reconnaissables. Harley Quinn est à mon sens la mieux réussie du lot. Par contre, certains visages manquent parfois de finition, notamment dans les cases à grand déploiement.  

Verdict

Si le film Suicide Squad vous a laissé sur votre faim, reprenez-vous avec La loi de la jungle. Il n’est pas parfait, mais on se rapproche beaucoup plus de l’essence même de l’escadron suicide et de ce qui fait son charme.

 

Suicide Squad 02 – La loi de la jungle 

Adam Glass et Fernando Dagnino

192 pages

Cote : 3,5 étoiles sur 5

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