« Androïdes », c’est la nouvelle série en quatre parties produite par la collection Anticipation des éditions Soleil. Le concept est simple : chaque album est écrit par une équipe d’auteurs différents et présente un récit complet. Il n’y a qu’une seule contrainte scénaristique : l’aventure doit traiter des androïdes. C’est Jean-Luc Istin (« Les Druides », « Merlin ») et Jesus Hervàs (« Déluge ») qui ouvrent le bal avec « Résurrection ».

L’action se déroule en 2545. Les êtres humains sont maintenant devenus immortels, grâce à une petite pilule bleue qu’ils doivent prendre tous les jours. Si la mort ne fait plus partie du quotidien des humains du 26e siècle, ceux-ci doivent néanmoins vivre avec un autre fléau : la stérilité. En effet, depuis 500 ans, aucune femme n’a donné naissance à un enfant. Sauf que cela est sur le point de changer…

Liv Anderson, une enquêtrice du service de police de New York, enquête, de son côté, sur une banale histoire de meurtre. Son enquête va toutefois prendre une tournure inattendue lorsqu’elle va découvrir de mystérieuses données cryptées.

Les références cinématographiques dans Résurrection sont nombreuses. C’est le cas de le dire! Les auteurs se sont inspirés de longs métrages tels Blade Runner, Soleil vert, 2001, l'Odyssée de l'espace, Le Cinquième Élément ou encore La Matrice pour bâtir leur récit.

Toutefois, à l’instar de Stranger Things, la fameuse série télé de Netflix remplie de clins d’œil aux films des années 70-80, ce melting pot de références ne sonne pas faux du tout.

Oui, les bédéistes s’inspirent des grands films de science-fiction, mais ils ne font pas un simple copier-coller. Concrètement, le scénario est bien ficelé et les clichés peu nombreux. Nous progressons dans l’enquête de l’héroïne sans trop savoir ce qui nous attend à la fin. Et, en même temps, le chemin que nous empruntons nous semble des plus familier.

Le dénouement n’a pour sa part rien de décevant. À la fois imprévisible et inéluctable, il conclut merveilleusement bien cet album. On a le sentiment que la boucle est bouclée.

Avec ses cases immenses et fourmillant de détails et son découpage hollywoodien, Résurrection est également une belle surprise visuelle. Jesus Hervàs fait un travail soigné, tout en laissant un peu de flou dans son dessin. Comme si on nous dissimulait la vérité.

La New York du futur est par exemple un vrai petit bijou avec ses tours carrés et ses milliers de voitures volantes. On est assez loin du New York de 2016, même si on reconnait la grosse pomme au premier regard.

Verdict

On n’aurait pas pu mieux commencer cette nouvelle série! Résurrection est un album de science-fiction solide et rempli de références qui caressera dans le sens du poil les fans de vaisseaux spatiaux et de robots. Il faudra impérativement surveiller les prochains opus. Espérons qu’ils aient le même calibre!

 

Androïdes, tome 1 - Résurrection 

Jean-Luc Istin et Jesus Hervàs

64 pages

Soleil Anticipation


Cote : 4,5 étoiles sur 5

Source(s) image(s):
Hachette Canada

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