Velm (Valérie Hamel) est une jeune auteure de bandes dessinées que j’ai découverte avec son rafraichissant « La première ». Cet album a d’ailleurs été, en 2014, finaliste au concours Révélation Blog du Festival international d’Angoulême.

Pour Curiosité Morbide, son tout dernier livre, la bédéiste a décidé de faire appel au financement participatif via la plateforme Kickstarter. Elle demandait 600 dollars. Finalement, à la fin de sa compagne de financement, elle avait récolté pas moins de 760 dollars. C’est énorme, surtout pour un projet de bande dessinée québécoise!

Dans Curiosité morbide, Velm quitte les histoires amoureuses pour se plonger dans les ténèbres. L’album met en scène Vel et son chat Bilouxe. Le duo trouve une petite porte dans leur chambre à coucher. Il l’ouvre et découvre, de l’autre côté, une pièce sombre. Après que la femme et son ami à quatre pattes y pénètrent, ils se rendent compte que la porte s’est refermée sur eux! Ils ne peuvent plus sortir!

C’est alors qu’un maitre de la noirceur, une créature paranormale qui ne vit que pour terroriser les humains, se met à leur parler. Elle s’appelle Bob. Pour tenter d’effrayer ses « nouveaux amis », il va les téléporter dans le temps et dans l’espace. Il va leur faire revivre trois histoires d’horreur qui se sont réellement produites (des liens se trouvent à la fin de l'oeuvre si on veut en apprendre plus).

Ces histoires dérangeantes sont ni plus ni moins les trois chapitres majeurs de ce livre. Dans le premier récit, il est question d’une ferme habitée par une créature mystique, dans le second, d’une histoire d’ovni et, dans le troisième, d’une étrange poupée rappelant étrangement Chucky.

Dans La première, j’avais été séduit par les personnages. Velm mettait en vedette des protagonistes attachants et crédibles. Même si Curiosité morbide ne met pas en scène les mêmes personnages et ne se déroule pas du tout dans le même univers, j’ai trouvé ceux-ci presque aussi charmants. Il faut avouer en effet qu'il y a une belle chimie qui opère entre Vel et son animal de compagnie.

Cela dit, Velm prenait quand même un risque en sortant de sa zone de confort. Ce n’est pas tout le monde qui maitrise bien les codes de l’horreur. Et pourtant, la bédéiste s’en est assez bien sorti.

Mais soyons clair : Curiosité morbide n’est pas une bande dessinée 100 % horreur. Oui, certains passages nous donnent la chair de poule. Cependant, ceux-ci ne nous empêchent pas de dormir. Pourquoi? Tout simplement parce que l’auteure y a saupoudré le même genre d’humour naïf qu’il y avait dans son précédent opus. On a ainsi droit à un savant mélange entre humour et peur.

Du côté visuel, l’ouvrage ne s’écarte pas trop de La première. Le style de Vel a toujours autant de mordant et ses personnages sont toujours aussi expressifs. Personnellement, j’aime bien!

Verdict

Pas besoin d’être un fan fini de romans d’épouvante pour apprécier Curiosité morbide. Cette œuvre rafraichissante captivera la plupart des amateurs du 9e art.  

 

Curiosité morbide

Velm

117 pages

Disponible sur Etsy

 

Cote : 3,75 étoiles sur 5.

 

Source(s) image(s):
Kickstarter

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