BORNES ÉLECTRIQUES

C’est devenu un peu une tradition au cours des ans. Chaque année, souvent à l'automne, nous voyons apparaitre un nouvel opus de « Game Over », la fameuse série de Midam, créée en 2003. 2016 ne fait pas exception à la règle. Depuis quelques semaines, nous pouvons trouver sur les rayons des librairies québécoises « Fatal Attraction », le 14e album.

Le concept, vous le connaissez sûrement si vous avez lu un autre album de la série. Nous assistons aux échecs répétés d’un personnage de jeu vidéo muet, le petit barbare, qui tente désespérément d’atteindre la sortie du niveau et de sauver par la même occasion la princesse.

Pour cet épisode, Midam fait encore équipe avec Adam pour le dessin. Au scénario, il est épaulé cette fois-ci par Benz. Cette nouvelle collaboration est visible dès les premières planches. La plupart des gags de Fatal Attraction ont en effet comme base les armes.

Et quand on parle d’armes, il n’y a pas juste l’arme à feu ordinaire. Le petit barbare mettra la main, au fil de ses aventures, sur des armes transformant les objets et les créatures vivantes en casse-tête, gelé ou même en glace.

Évidemment, comme on pourrait s’en douter, un défaut d’utilisation ou un bête accident de sa part ou de la princesse retournera l’arme contre lui… et causera sa perte. C’est un peu le principe de l’arroseur arrosé qui se répète.

L’incorporation des armes évite à l’album de tourner en rond ou de répéter de vieux gags provenant d'autres opus. C'est comme s'il y avait un fil conducteur, ce qu'on ne retrouve pas forcément partout dans la série. Personnellement, je trouve que ça dynamise le récit.

Mais est-ce que c’est drôle? Ça dépend. Si certains gags font rire aux éclats, d’autres ratent leur cible (sans mauvais jeu de mots). En même temps, il est rare qu’un album de ce genre fasse rire du début à la fin. C’est presque impossible même.

Du côté visuel, il n’y a pas trop de changement depuis le dernier tome. Le dessin est coloré, tandis que le style est un mélange entre la caricature et le gore. Les décors sont minimalistes, voire carrément absents, ce qui laisse toute la place aux personnages. Dans cet épisode-ci, l’utilisation des différentes armes donne droit à quelques effets spéciaux sympathiques.

Verdict

Même si ce ne sont pas toutes les blagues qui sont drôles, globalement, Fatal Attraction nous fait passer un agréable moment. Un album qui s’adresse d’abord aux fans et à ceux qui veulent mettre leur cerveau à « off » pendant quelques minutes. Attention seulement à ne pas recevoir un projectile du petit barbare!

 

Game Over, tome 14 – Fatal Attraction

Midam, Adam et Benz

48 pages

MAD Fabrik


Cote : 3,5 étoiles sur 5

Source(s) image(s):
Hachette Canada

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