Hourra! Un autre album de « Dad » vient de voir le jour chez Dupuis! Ça ne parait peut-être pas, mais la série humoristique pour toute la famille de Nob est déjà rendue au troisième tome. C’est fou comme le temps passe vite.

Avec Les nerfs à vif Nob frappe fort, très fort, même! Bien que cet album reprenne la formule des deux autres (chaque gag se déroule sur une planche, certains sur deux), ça ne sent pas du tout le réchauffé. Bien au contraire. À mon avis, il s’agit du meilleur album des trois. Les gags, qui étaient déjà très efficaces dans les autres albums, sont ici encore mieux travaillés.

Plus précisément, dans ce troisième opus, Dad, le personnage principal, vit des problèmes financiers. Ce père célibataire et acteur de seconde zone a beaucoup de difficulté à trouver de nouveaux contrats. Si ça continue, il sera obligé de demander de l’argent à ses ex-femmes, son pire cauchemar!

Pour ne pas que ça arrive, il est obligé de couper dans les dépenses, ce qui ne fait pas l’affaire de ses quatre filles (l’ainée Pandora, l’adolescente Ondine, l’enfant Roxane et le bébé Bébérenice), qui ne tardent pas à le lui faire savoir! 

Par exemple, pendant l’une de ses entrevues, son téléphone va sonner. Or, ses filles ont changé sa sonnerie juste avant son entretien et, bien sûr, elles ont « oublié » de le prévenir. À cause de sa nouvelle sonnerie loufoque, le père a l’air d’un total idiot devant l’employeur. C’est hilarant!

Bien qu’il ait mis plus d’efforts sur le scénario, Nob n’a pas bâclé pour autant le dessin. Certes, on pourrait reprocher à l’album de toujours se dérouler au même endroit. S’il est vrai effectivement que la majorité du récit se passe dans l’appartement de Dad, on éprouve rarement un sentiment de déjà-vu en contemplant les décors.

Mais comment y arrive-t-il? C’est simple! Il ne fait pas la même erreur que bien des bédéistes évoluant en humour commettent. Au lieu de reprendre sensiblement le même décor page après page, il le transforme à chaque planche ou presque en jouant avec les angles de caméra, la lumière et les couleurs. C’est sûr que ça lui demande plus de temps sur la planche à dessin, mais, au final, c’est payant pour le lecteur, dont les yeux ne s'ennuient pas une seconde. Chaque dessin a ainsi l’air à la fois familier et nouveau. C’est fascinant.

Verdict

Même si je préfère le drame à l’humour, Dad fait partie de mes séries de bandes dessinées favorites. J’attends chaque nouvel épisode avec impatience. Et ce n’est pas près de changer avec Les nerfs à vif. Un album dynamique, drôle et très joli visuellement. Nob s’est vraiment surpassé. À quand le quatrième opus?

 

Dad, tome 3 - Les nerfs à vif 

Nob

Dupuis

48 pages

 

Cote : 4 étoiles sur 5

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Prologue

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