La Type 57SC Atlantic a été produit à raison de quatre unités. Son prix sur le marché… En fait, elle n’a pas de prix, car elle n’est pas à vendre. En fait, si elle l’est un jour, son prix risque de faire sauter la banque.

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En février dernier j’ai eu l’occasion, en compagnie d’un collègue de travail, de m’évader en Californie le temps d’un mois. Notre objectif avoué était de fuir l’hiver, mais aussi d’échapper à nos routines quotidiennes afin de trouver un climat de travail propice à la production d’articles à la tonne.

Notre choix : la municipalité d’Oxnard située à environ 1h 15 du centre-ville de Los Angeles lorsqu’il n’y a pas de trafic, c’est à dire la nuit!

Oxnard est une petite ville sympa remplie de gens tout aussi sympa. J’avais découvert ce bled il y a quelques années alors que je m’y étais rendu pour visiter un des plus beaux musées au monde, le Mullin.

Lors de mon dernier séjour là-bas, j’ai décidé de retourner faire un tour afin de voir si les véhicules que j’y avais aperçus la première fois y étaient toujours.

La réponse : non. Cependant, je n’ai pas perdu au change alors qu’une exposition exceptionnelle sur différentes voitures françaises d’avant-guerre y était tenue.

Le véhicule que j’espérais admirer de nouveau, c’était la Bugatti Type 57SC Atlantic de l’année 1936. Produite à seulement quatre exemplaires, sa valeur sur le marché est inestimable.

Esthétiquement, on parle d’une œuvre d’art, rien de moins.

Lors de ma première visite au musée Mullin, la voiture avait été prêtée au musée pour l’exposition. Un collectionneur, assurément très riche, l’a acheté de la famille qui l’a fait remettre à neuf au début des années 2000. Cette dernière avait été achetée par un membre de la famille, Peter Williamson, en 1971. Il avait alors payé 56 000 $ pour en faire l’acquisition.

Vous vous imaginez? 56 000 $ en 1971. C’était 15 fois le prix d’une voiture neuve à l’époque. Tout ça pour une voiture qui avait 25 ans dans le temps. C’est comme si vous déboursiez 1.5 million pour une voiture usagée de 25 ans aujourd’hui.

Cette dépense folle a certes rapporté à Peter Williamson. Même si le prix de la vente n’avait pas été rendu public en 2010, certaines sources ont rapporté qu’il s’était situé entre 30 et 40 millions de dollars.

Sept ans plus tard, que vaut cette Bugatti?

Le gros lot de la loterie Loto-Max ne suffirait peut-être pas.

On dit souvent qu’une voiture est tout sauf un investissement. C’est vrai, mais il y existe quelques exceptions à cette règle.

 

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