Traditions: comment nos jeunes s'en accommodent-ils? - #adg

Il y a de ces traditions qui transcendent les générations voire les siècles. Ici comme ailleurs, nous avons nos traditions que l’on souhaite bien sûr conserver. Mais les jeunes, eux, respecteront-ils aussi les traditions? Dans le fond, règle générale, les traditions sont respectées pourvu qu’on le leur enseigne ce qu’elles sont et l’importance que nous leur donnons. En voici 5 exemples qui démontrent que nos jeunes ne sont peut-être pas si loin de nous à ce niveau.

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Les fréquentations en amour

Dans l’ancien temps, bien avant moi, il était d’usage pour les garçons d’aller « accrocher leur fanal » (aller veiller) chez les filles le soir après souper et sous supervision du père de la fille. Ça faisait des soirées super excitantes j’imagine (pas sûr!), mais la recette devait être bonne puisque cela menait souvent au mariage quelques mois après. Les jeunes d’aujourd’hui ne se prêtent plus tellement à cette tradition étant donné la très grande liberté que les parents donnent à leurs enfants. Malgré tout, il y a bien un moment où le gars ou la fille doit présenter à ses parents l’élu(e) de son cœur, rendant le tout plus formel.

La Grande Demande

Après des mois ou des années de fréquentation, vient le temps de penser au futur du couple. C’est là que ça devient sérieux en parlant de mariage. Mais on ne décide pas ça comme ça sur un coup de tête et tout est fini. NON!!! Les femmes sont super sensibles au côté romantique du mariage et de tout ce qui s’y rattache y compris la tradition de la Grande Demande qui doit être faite dans les normes par le prétendant. Ce dernier doit demander père de la future mariée la main de celle-ci dans un décorum  des plus solennelles et vêtu de ses plus beaux vêtements. Bien que la tradition soit encore bien implantée, on peut se demander si elle tiendra le coup vu la tendance à la diminution des mariages religieux…

Le moment de la Grande Demande... un moment stressant!

Les Charivari

Lorsque les gens souhaitaient démontrer leur désapprobation publiquement face à une situation, on organisait alors un charivari. Ainsi, lorsque les gens s’opposaient au mariage de deux personnes ayant une trop grande différence d’âge, ou bien lorsqu’un candidat perdait ses élections, les gens se réunissaient devant la maison des nouveaux mariés ou du candidat avec des trompettes, tambours, casseroles, etc. en faisant le plus gros tintamarre. Les personnes visées par le charivari devaient alors offrir quelque chose en réparation comme par exemple un banquet ou une tournée générale. Ça peut nous rappeler le Printemps Érable de 2012 où les jeunes ont manifesté leur désaccord au gouvernement assez bruyamment merci!

Poisson d’Avril

Une tradition à saveur humoristique se maintient depuis l’arrivée des Français dans la colonie jusqu’à nos jours : le Poisson d’Avril! Autrefois, il était de coutume de donner des cadeaux inutiles à ceux qu’on voulait prendre, mais maintenant le but est de prendre le plus de gens avec la supercherie la plus invraisemblable. Dans le temps, on se limitait aux collègues de bureau ou au travail pour cible, mais aujourd’hui les jeunes (et les moins jeunes) utilisent les médias sociaux pour monter le bateau le plus efficace et drôle possible. Le Poisson d’Avril est destiné à un brillant avenir avec nos jeunes!

L’épluchette de blé d’Inde

Une autre tradition se porte très bien encore aujourd’hui : l’épluchette de blé d’Inde. Autrefois, l’épluchette était le moment de la récolte du maïs dans les champs et où il fallait le préparer pour son entreposage. On avait alors recours à une corvée des voisins qui se réunissaient dans une ambiance festive pour éplucher des montagnes de blé d’Inde. On festoyait solide et le ou la chanceuse qui trouvait un épi rouge avait le droit d’embrasser la personne de son choix. La tradition a évolué et n’a rien à voir avec la récolte, mais elle se veut un moment de rencontre à la fin de l’été pour faire le party et encore une fois les jeunes ne sont pas prêts de la laisser aller.

On peut dire en général « Autre temps, autres mœurs », mais au final, les jeunes ne demandent qu’à suivre les traditions de nos aïeux, avec un soupçon d’adaptation. À nous de leur montrer!

 

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www.rdaq.banq.qc.ca

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La Grande Demande

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