Peu de temps après les débuts de l'automobile, l'homme a commencé à réfléchir à une façon de concevoir une voiture volante. S'il était possible d'envoyer un avion dans les airs... pourquoi pas une voiture ?

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Les initiatives ont été nombreuses lors de la première moitié du XXe siècle, la plupart n'étant pas vraiment couronnées de succès. Une d'elles, cependant, a failli donner naissance à la voiture volante. Et si les ambitions de ceux qui y ont cru s'étaient réalisées, le portrait automobile pourrait être bien différent aujourd'hui.

Cette voiture, c'est la Hall Flying Car.

Son concepteur, Ted Hall, était ingénieur de formation. Il œuvrait au sein d'une entreprise qui portait le nom de Convair. Persuadé qu'il y avait un marché pour la voiture volante qu'il imaginait, il quitta l'entreprise en 1945 pour réaliser son rêve.

Sa première tentative ne fut pas fructueuse, même si le premier vol d'essai s'est avéré être un succès. En fait, une firme du Texas, Portable Products Corporation, promit à Ted Hall les installations et les ressources nécessaires pour la réalisation de son produit, mais le tout s'est avéré être de belles promesses en l'air.

Au même moment, la compagnie Convair, spécialisée dans l'aéronautique, connaissait de petites difficultés financières, la production d'avions ayant considérablement été réduite en cette période d'après-guerre (Deuxième Guerre mondiale, 1939-1945). Ted Hall retourna voir ses ex-employeurs et ces derniers décidèrent d'embarquer dans son projet.

La voiture volante allait voir le jour. Elle allait être connue sous le nom Convair Model 118.

Le modèle conçu est celui que vous pouvez voir dans cet article. Il était équipé d'un ensemble détachable qui lui permettait de prendre son envol. La voiture pouvait donc aussi être utilisée sur la route. Un moteur. En juillet 1946, le premier vol d'essai se déroule à merveille et tout semble aller pour le mieux.

Les prix avaient même été annoncés : 1500 $ pour la voiture et un supplément pour les ailes. La firme Convair estimait qu'elle pourrait écouler 160 000 unités de son modèle.

Puis, la catastrophe. Lors d'un test d'essai, le pilote, qui avait mal calculé sa réserve en essence, fut forcé d'atterrir sur une route non pavée. Les ailes accrochèrent des arbres et les dommages encourus à la voiture la rendirent inutilisable.

Le problème n'était pas là. C'est plutôt la mauvaise publicité qui suivit qui fut fatale au modèle. Ça et le fait qu'en cette période d'après-guerre, quantité d'avions étaient disponibles à très bon prix sur le marché.

La compagnie décida donc d'abandonner le projet.

On ne peut qu'imaginer à quoi auraient ressemblé les routes avec ces créatures dans les airs.

 

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Source(s) image(s):
Convair

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