La poussière n’est toujours pas retombée chez les partisans des Canadiens de Montréal qui observent présentement le chaos qui règne chez l’état-major de la formation. Après un parcours en séries éliminatoires amère, les pertes d’Alexei Emelin et Nathan Beaulieu, et jusqu’à preuve du contraire, d’Andrei Markov, ainsi que le départ précipité d’Alex Radulov, rien n’encourage les amateurs à se calmer. Mais au-delà la tempête qu’a engendré la signature de Radu avec les Stars, il y a des pistes de solutions abordables pour sa brigade défensive que Marc Bergevin se doit d’analyser.

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Andrei Markov ne doit pas partir

Voilà, c’est dit! Markov fait encore et toujours partie du core défensif du Canadien, n’en déplaise à ceux qui souhaitent voir des jeunes prendre la relève. En 62 rencontres la saison dernière, Markov a engrangé un total respectable de 36 points (6 buts, 30 passes), comparativement à 44 points en 82 matchs en 2015-2016, une saison désastreuse pour l’organisation.

Il est encore tôt pour faire dans la projection de points, mais il est fort possible de revoir Markov marquer près de 40 points la saison prochaine. Son intelligence sur la glace ne fait aucun doute et la seule tendance qui semble rattraper le vieux russe est sa fatigue, tard en saison régulière et en séries. Une gestion adéquate de son temps de glace serait de mise.

Toutefois, deux saisons à 6 millions de dollars c'est une idée saugrenue, même pour un défenseur de sa trempe.

C’est pour ça que bonifier son offre « finale » – dixit Bergevin – se doit d’être dans l’optique du DG (si évidemment l’on veut rapatrier le général). Il ne faudrait pas oublier le scénario Radulov... La loyauté, ça laisse des traces.

6,5 millions pour une seule saison, serais-tu partant mon Marc?

Tout le monde aurait à y gagner dans ce scénario, alors que la fenêtre pour une Coupe Stanley semble se refermer de plus en plus. Sans ignorer l’émergence de Brett Lernout et Noah Juulsen, ce ne sont pas ces deux vertes recrues (qui ne fouleront probablement pas la glace du Centre Bell cette année) qui feront oublier les 40 points de Markov. À vous de juger.

Gélinas, Streit, Morrow, des solutions de second ordre

Aucun, et je dis bien aucun d’eux, n’est en mesure de remplacer adéquatement Markov à la ligne bleue du CH.

Éric Gélinas, a attiré l’intérêt du Canadien par le passé, a disputé 128 matchs dans la LNH avec deux formations, l’Avalanche et les Devils, récoltant 26 points sur cette période. Trois saisons à faire des allers-retours entre la Ligue américaine et la Ligue nationale, trois saisons à se perdre complètement sur la patinoire.

Il a beau être en forme physiquement, Gélinas a besoin d’un encadrement supplémentaire afin d’éclore et ne pas bousiller ses chances de poursuivre sa carrière. On parlerait d’un rôle de huitième défenseur avec le Canadien, un rôle qu’une recrue serait en mesure de remplir à merveille. Un passage en Suisse sera probablement l’avenue la plus probable dans son cas, mais on ne sait jamais. Plusieurs joueurs ont su rebondir par le passé.

Mark Streit est un cas particulier. On le sait offensif, ayant marqué 27 points en 68 matchs la saison dernière… Mais on le connait aussi pour sa lenteur formidable. Streit a perdu de la vitesse et le tout ressort facilement lors d’un match au tempo élevé. Les Penguins de Pittsburgh n’ont même pas cru bon l’aligner pendant plus de 4 rencontres en séries cette saison, et ce, même avec la perte de Kris Letang. Résultat? Les Penguins sont champions pour une deuxième saison consécutive…

Peut-il réellement être une option à la ligne bleue du Canadien? J’en doute fort. Semblerait-il cependant que Bergevin lui ait fait une offre, ce dont je doute fort également. Si c’était le cas, l’offre serait acceptée illico. Ça représente tout de même sa dernière chance de s’aligner pour une formation de la LNH.

Joe Morrow risque fort probablement de ressortir de l’ombre. On sait que Claude Julien a déjà travaillé avec lui lors de son séjour avec les Bruins et on connait l’amour que porte Julien pour ses anciens joueurs.  Signé cet été par Bergevin, il est un risque calculé de la part des recruteurs professionnels de l’équipe. 17 matchs dans la ligue en 2016-2017, un seul point. Trois matchs disputés à Providence dans la LAH, 1 seul but. Il ne faut pas espérer un miracle dans son cas, mais plutôt un rôle effacé, mais efficace. S’il peut marquer ne serait-ce que 10 points la saison prochaine au salaire qu’il commande, tout le monde aura le droit d’être satisfait.

Jakub Jerabek, un Beaulieu à la prise de décisions cohérente ?

59 matchs, 5 buts et 29 passes de récoltés dans la deuxième ligue la plus compétitive du monde – la KHL – et une vision offensive supérieure à la moyenne. Nous le verrons dans le top 6 de l’équipe advenant le départ de Markov et il risque même d’améliorer son statut au gré de la saison.

Les partisans sont en droit de s’attendre à 20 points au minimum dans son cas, lui qui performera beaucoup plus que l’attaquant Jiri Sekac qui n’aura fait que passer. Lui aussi tchèque, Jerabek saura s’adapter au train de vie montréalais sans trop de craintes et sera bien entouré avec son compatriote Plekanec.

Fait à noter ici, Jakub Jerabek n’a jamais disputé plus de 60 rencontres en une saison dans sa jeune carrière professionnelle. La patience sera de mise dans son cas. Le défenseur gaucher aura peut-être même à faire un petit séjour à Laval si jamais le tout ne se déroule pas au goût de la Sainte-Flanelle (la première année étant à deux volets).

Un texte de Nathan Mailloux Brochu



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