Ai-je eu une vie heureuse ? Non, du moins pas en permanence. J’ai vécu des moments extrêmement sombres, durant lesquels le bonheur me semblait être une utopie. Or, c’est précisément durant ces moments que j’ai découvert ce qui me faisait réellement du bien. Parmi ces bonheurs, je peux sans gêne dire que les jeux vidéo m’ont carrément sauvé la vie à certains moments.

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L’idée de cette chronique m’est venue en lisant le témoignage du chroniqueur Derek Buck de GamesRadar. Tout au long de son texte, Buck explique les différentes étapes de sa dépression, à quel point tout semblait pire que cela ne l’était et comment sa vision du monde était obscurcie par un mal qu’il avait de la difficulté à cibler.

Or, ce que Buck a également voulu faire valoir est comment la franchise The Legend of Zelda l’a aidé tout au long de sa vie. Plus récemment, il affirme qu’il pensait fortement au suicide jusqu’à ce qu’il mette la main sur The Legend of Zelda : Breath of the Wild. Ce jeu, envers lequel il n’avait même pas un grand intérêt, l’a littéralement sauvé. Le dernier jeu de la franchise The Legend of Zelda lui a donné, jour après jour après jour, un objectif à atteindre, un but pour lequel il fallait qu’il reste. Bref, Breath of the Wild lui a procuré une raison de demeurer en vie.

Je me suis reconnu à travers le texte de Buck. L’état dépressif empreint d’anxiété qu’il décrit, je l’ai vécu, et ce plus d’une fois dans ma vie. J’ai aussi pensé que cette vie ne méritait pas d’être savourée, que je ne faisais que du mal aux gens autour de moi, bref, que je n’étais qu’une nuisance et qu’il valait mieux disparaître. Et tous ceux ayant vécu cela savent que ce sont des démons qu’on peut taire, mais qui ne disparaissent jamais totalement. Ils sont tapis dans un coin, prêts à surgir à la moindre épreuve se dressant sur notre chemin.

À l’instar de Buck, les jeux vidéo m’ont donné quelque chose à quoi me raccrocher dans cette vie qui m’a craché au visage plus que je ne l’aurais voulu. Je me souviens encore de Dragon Quest IV sur la NES, vers lequel je me tournais durant mon enfance alors que j’avais de plus en plus de difficulté à aller à l’école en raison de mon anxiété.

À l’adolescence, des jeux comme Diablo, Super Mario 64, Banjo-Kazooie et Civilization II m’ont permis de m’évader, d’oublier que j’étais cet adolescent anxieux, dépressif et victime d’intimidation. Le temps d’une partie, je n’étais plus cette personne. Je devenais le héros devant sauver la princesse Peach ou encore l’architecte d’une grande civilisation. J’étais fort et fier de ce que j’accomplissais et du progrès que j’accomplissais. Si tout cela était virtuel, les bienfaits, eux, étaient bien réels.

Depuis cette époque, les jeux vidéo continuent de me faire du bien au quotidien. Je ne suis pas dépendant des jeux vidéo, mais ils me font vivre des expériences et me permettent de m’accrocher à quelque chose autant lorsque je vais bien que lorsque j’ai envie de tout lâcher. Recevoir ou acheter un nouveau jeu me permet de retrouver le sourire et une motivation régulière dans un monde réel qui est loin d’être empli de joie. Moi aussi, à travers ces jeux, je trouve des buts et des raisons de m’accrocher.

Je n’ai pas écrit cela pour vous inciter à jouer. Je n’ai pas non plus écrit cette chronique pour affirmer que les jeux vidéo sont un remède au cafard quotidien. Non, ce que je dis est que les jeux vidéo sont extrêmement bénéfiques depuis que je me passionne pour eux et qu’ils m’ont aidé à traverser de très, très durs moments. De plus, tout comme Derek Buck, ils m’ont sans aucun doute empêché de commettre l’irréparable.

Ce que je veux aussi vous mentionner est que si vous aussi, vous vivez ce genre de moments, un intérêt ou une passion peut grandement vous aider en vous permettant de vous évader. Ce ne sont peut-être pas les jeux vidéo, mais nous avons tous quelque chose qui nous allume, qui nous interpelle. Si ce ne sont pas les jeux vidéo comme c’est le cas pour moi, ce peut être le cinéma, la littérature, l’écriture, le sport, le tricot, etc. Peu importe ce que c’est et ce que les gens peuvent en penser, l’important est que ça vous fasse du bien.

Si ce n’est déjà fait, trouvez cette passion et plongez-y à fond. Non seulement peut-elle vous aider à surmonter ce qui semble insurmontable, mais ne sait-on jamais, peut-être vous permettra-t-elle de fracasser de nouveaux horizons et de vous développer plus que vous ne l’auriez jamais cru !

 

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