Les voitures d'aujourd'hui sont devenues de véritables laboratoires roulants. Bardées d'aides à la conduite, elles sont plus sécuritaires que jamais, proposent plus de confort que jamais et sont d'une facilité déconcertante à piloter.

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Et le plaisir là-dedans ? Il en a pris pour son rhume.

Tellement que si je considère les quelque 75 bolides que j'ai l'occasion d’essayer chaque année, je peux nommer ceux qui me procurent un réel agrément sur les doigts d'une seule main. OK, peut-être quelques-uns de la deuxième, aussi.

Et vous l'avez deviné, la M240i que j'ai eue à l'essai en pleine condition hivernale il y a quelques semaines fait partie du lot.

Malheureusement, ce n'est plus le cas de toutes les BMW.

Sa recette ? Une formule vieille comme la terre, mais qui demeure efficace en toute circonstance. Les ingrédients ? Un format compact, une configuration à propulsion, une boîte manuelle, de la puissance à revendre et, surtout, la possibilité de désactiver les systèmes d'assistances pour nous permettre tous les plaisirs du monde.

J'ai appris à conduire sur une Chevrolet Impala 1975 avec deux pneus d'hiver à moitié finis ; je pense que je peux contrôler une petite BMW bien chaussée sans l'aide d'ordinateurs.

Ainsi, lorsqu'on s'installe aux commandes de cette M240i, on profite dans un premier temps d'une position idéale, soit relativement basse et facilement ajustable. Surtout, on a cette impression de se retrouver au volant d'une voiture qui va nous faire vivre des émotions. Ce dernier détail ne s'explique pas, il se ressent. Une bonne affaire.

Sous le capot, on jouit des efforts du fameux 6-cylindres biturbo de 3 litres du constructeur, un bloc qui nous propose une puissance de 330 chevaux sur un plateau d'argent. Au service d'une sportive plus légère, il fait des miracles. Lors de ma semaine d'essai, rares ont été les occasions de le pousser au maximum, la chaussée laissant toujours planer un doute dans mon esprit.

Dans la neige, avec les systèmes désactivés, j'ai pu m'amuser à souhait. S'il est évident que faire danser l'arrière est un jeu d'enfant avec une telle capacité mécanique, ce qui est encore plus impressionnant, c'est l'équilibre de la voiture et la sensation qu'elle nous livre. Je ne l’ai jamais senti instable en perte de contrôle. Cette perception nous rassure et nous permet d'y aller à cœur joie.

Oui, tout ça sur des routes libres et où le danger était inexistant. On est en 2018, quand même.

Ainsi, cette semaine passée au volant de la M240 m'a un peu réconcilié avec la marque dont les produits me laissent trop souvent sur mon appétit depuis quelques années. La firme sait encore faire des voitures amusantes à conduire, coudonc.

Tout cela a un coût, cependant. Mon bolide d'essai affichait un prix de 62 195 $. L'offre de départ est autour de 51 000 $.

 

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