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Dans les dernières années, plusieurs cas flagrants de laisser-aller du patrimoine bâti québécois ont fait les manchettes. Encore ces jours-ci, le cas de la Maison Boileau de Chambly qui a croulé sous les pics démolisseurs a fait les manchettes et suscité l’indignation générale. Témoins importants de notre histoire, la disparition de ces maisons et édifices à fort caractère historique est chaque fois un drame. Découvrez dans quelle mesure cela a un impact sur notre société.

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Quelques pertes récentes du patrimoine bâti

Parmi les dossiers « hots » où on a vu la destruction sauvage d’un site à caractère historique, on se souviendra du « Village des tanneries » situé en travers du chantier de l’échangeur Turcot en 2015. Après avoir suscité l’intérêt et l’excitation, on s’est levé un beau samedi matin avec un terrain « bulldozé » en cachette. La volonté politique de sauvé le site n’y était pas, il valait mieux alors tout faire disparaître rapidement.

C’est un peu la même situation qui s’est reproduite à Chambly avec la Maison Boileau; cette maison très sauvable mais à des coûts passablement élevés a effrayé une administration qui voulait lui tenir tête. Encore une fois on détruit l’irremplaçable en catimini au mépris de la richesse collective qu’elle puisse représenter.

Il nous reste une autre découverte très récente et qui anime encore les archéologues autant que les historiens, c’est la découverte d’une section des fortifications de Québec de Josué Dubois Berthelot de Beaucours datant de 1693. La couverture médiatique intense (et internationale) suffira-t-elle à sauver de la destruction ces vestiges de nos ancêtres?  Il n’y a pas un condo qui ne vaille face à ce trésor!

Que laisserons-nous aux générations futures?

Quiconque a un tant soit peu voyagé à l’étranger remarque bien toute la jeunesse de notre patrimoine bâti d’ici. Alors qu’en Europe on retrouve des châteaux médiévaux, des temples romains ou grecs, qu’en Chine on marche sur la Grande Muraille de Chine, qu’en Amérique central les temples des civilisations précolombiennes, nous avons peine à restaurer un manoir seigneurial, un bureau de poste ou une vieille prison. Pourtant, il faudra bien prendre soin de notre patrimoine bâti, aussi récent soit-il, si on veut laisser quelque chose de durable car c’est pas nos centres de congrès ou centres d’achat qui vont durer 100 ans! Le Pont Champlain a à peine duré 60 ans!!!

Mais qu’avons-nous à préserver? C’est vrai, ici il n’y a pas de châteaux, pas de pyramides… mais de magnifiques manèges militaires centenaires en pierres ou briques que le Ministère de la Défense évalue à savoir si on les garde ou détruit, des églises et cathédrales majestueuses qui se vident, des banques et autres bâtiments administratifs du XIXe siècle et quantité de résidences anciennes et moulins… oui nous avons de quoi à préserver!

Le moulin à vent de l'Île-aux-Coudres

Oui mais ça coûte cher!

Bien entendu la préservation a un coût, mais il suffit de donner de la valeur à ces biens précieux pour qu’on veuille bien en prendre soin. Si nos gouvernants nous répètent que sauver une maison deux fois centenaire vaut la peine, les gens risquent de développer le goût pour la chose. Et puis ça peut être un attrait touristique important pour une ville, une région. Un patrimoine bâti en santé est aussi une question de fierté nationale. Le changement de gouvernement ne pourra qu’être bénéfique pour ça… Après tout, c’est notamment à travers les bâtiments que nous laisserons que l’on évaluera notre place dans l’histoire dans le futur.

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Liens :

www.lapresse.ca

www.ici.radio-canada.ca

www.lecourrierdusud.ca

Source(s) image(s):
Eaton school
Moulin Île-aux-Coudres
Fort St_hélène

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