Depuis 2018, des radars tourelle contrôlent les automobilistes un peu partout en France. Ces radars bien particuliers sont destinés à sanctionner les excès de vitesse mais également d’autres délits. Destinés à compléter efficacement les radars « classiques », ils devraient impliquer considérablement plus de contraventions pour les automobilistes en infraction.

Les radars tourelle, qu’est-ce que c’est ?

 

Les radars tourelle (ou Mesta Fusion 2) ont vu le jour en 2018 ; ces radars se composent de deux parties distinctes :  une cabine fixe (communément appelée « tourelle ») et une partie mobile. 

C’est dans cette partie mobile qu’est placé le matériel de contrôle : radar, module destiné à la prise de vue etc. C’est cette distinction entre fixe et mobile qui fait la spécificité du radar tourelle : en effet, la partie fixe reste permanente, mais le matériel de contrôle peut être installé ou non, et transporté aisément d’une tourelle à l’autre. D’où une dimension de « leurre » 

 

L’usage des radars tourelle n’est pas décrit de façon très détaillée par la presse, qui laisse planer le doute sur leurs fonctions exactes.

On sait néanmoins que les automobilistes circulant sans assurance automobile peuvent être verbalisés ; bien sûr les excès de vitesse seront dûment sanctionnés. Mais d’autres délits sont également susceptibles d’être verbalisés : respect de la signalisation tricolore, franchissement des passages à niveau …

 

Le Gouvernement a annoncé l’installation de 800 radars tourelle en 2020. A terme, les radars tourelle ont vocation à remplacer 75% des radars fixes.

 

Zoom sur les automobilistes sans assurance auto

 

Les radars tourelle devraient contribuer à la verbalisation des automobilistes circulant sans assurance auto sur la voie publique : ces automobilistes, qui représentent environ 700 000 conducteurs, constituent en effet un danger réel, dans la mesure où ils ne sont pas en capacité de rembourser eux-mêmes les dégâts qu’ils ont commis, et qui pénalisent d’autres usagers.

 

C’est pourquoi, le Fichier des Véhicules Assurés mis en place début 2019 devrait impliquer une nette augmentation des sanctions pour les véhicules non assurés. Ce fichier, mis en place avec les assureurs, recense de façon exhaustive tous les conducteurs assurés, et indique les modalités de leur contrat. 

Impossible de passer entre les mailles du filet ; les radars repèrent les plaques d’immatriculation des véhicules en infraction, et repèrent quels automobilistes sont titulaires d’une assurance.

 

Depuis le décret 2016-1955 du 28 décembre 2016, en effet, les autorités ont expressément indiqué que les radars automatiques pouvaient recenser les véhicules en défaut d’assurance.

 

Des sanctions forfaitaires

 

Les conducteurs qui circulent sans assurance auto risquent tous la même sanction forfaitaire. Le process est le même pour tous les automobilistes. Ils reçoivent par la poste une amende forfaitaire payable en 45 ou 60 jours, et peuvent la contester pendant 45 jours. 

 

En cas de non-règlement, les automobilistes fautifs devront s’acquitter d’une amende majorée, qui ouvre à nouveau des droits à la contestation pendant 30 jours, voire même trois mois si l’amende est reçue par courrier recommandé.

Les automobilistes ne se présenteront devant les tribunaux qu’en cas de contestation de leur amende.

 

Il faut savoir que 90% des amendes ne sont pas contestées à l’heure actuelle. Cette amende forfaitaire devrait donc désengorger considérablement les tribunaux. 

 

En résumé, les radars tourelle couplés au Fichier des Véhicules Assurés vont certainement inciter à la prudence les automobilistes qui hésitent à souscrire à une assurance auto.

Une initiative salutaire pour la sécurité de tous.

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