Assassin's Creed est décidément l'une des sagas les plus populaires d'Ubisoft. Le premier chapitre nous faisait jouer le rôle d'Altaïr Ibn La-Ahad, un assassin de la période des croisades. Avec Assassin's Creed II, la série a bifurqué vers un autre personnage (le charismatique Ezio Auditore Da Firenze Torre), une autre époque (la Renaissance) et un autre lieu (l'Italie et ses environs). Assassin's creed Revelations est le dernier volet nous montrant les aventures de l'assassin italien. Il sert aussi de pont entre les deux héros puisqu'il est possible de les incarner tous les deux. Est-ce que ce jeu en valait la courte (Assassin's Creed: Brotherhood ayant vu le jour en novembre 2010) attente?
 
Vous rappelez-vous de Desmond Miles? C'est grâce à lui que l'on peut voyager dans l'Animus pour découvrir des mémoires génétiques de ses ancêtres. Dans Brotherhood, ça avait un peu mal fini pour lui. On ne savait pas trop ce qu'il allait devenir.

Heureusement, Ubisoft ne nous fait pas trop languir puisqu'on le retrouve dès le début de l'aventure. Ça ne roule pas comme sur des roulettes pour lui. Disons simplement qu'il est pris dans une zone non recommandable de l'Animus, appelée Black Room, ayant comme seule compagnie le sujet 16.

Parallèlement à cela, on retrouve un Ezio dans la cinquantaine. Malgré son âge avancé pour l'époque, il n'a rien perdu de sa fougue et de ses habiletés. Cette fois-ci, il est à Constantinople (l'Istanbul moderne) pour retrouver les cinq clés permettant d'ouvrir le repaire de son prédécesseur, Altaïr, qui renferme de nombreux secrets. Il doit néanmoins faire vite puisque les Templiers ont déjà en leur possession la première clé.
 
Constantinople est une ville magnifique. Même si le moteur graphique n'a pas trop changé depuis le dernier chapitre, les développeurs ont fait preuve de talent pour recréer cette ville qualifiée de carrefour du monde. J'ai particulièrement aimé les bâtisses de la Turquie du 16e siècle et ses habitants aux vêtements colorés. On est donc en présence d'un réel changement d'environnement depuis Brotherhood. Ça fait du bien!
 
Même s'il n'est plus très jeune, Ezio a encore des choses à apprendre et de nouveaux gadgets à maîtriser. Parmi ces derniers, notons le crochet. Ce nouvel accessoire agit littéralement comme troisième bras, permettant d'une part d'atteindre des endroits inatteignables et de glisser sur des tyroliennes et, d'autre part, de combattre en passant par-dessus les gardes.

La fabrication de bombes fait aussi partie des nouveautés de ce titre. Il est maintenant possible de créer des bombes à partir d'ingrédients que l'on retrouve un peu partout dans le monde, un peu comme dans un jeu de rôle. Notre assassin préféré peut en fabriquer trois types : bombes mortelles, bombes tacites et bombes de diversion. Chacune d'elles a sa fonction propre. Par exemple, une bombe, quand elle explose, émet de la fumée pour attirer les gardes vers elles et les éloigner d'une zone que l'on veut atteindre.
 
Le recrutement et la gestion des recrues ont été améliorés. Notre assassin préféré peut maintenant mettre un chef dans chacun des repaires, qui s'acquièrent en délogeant les Templiers qui s'y trouvent. Il faudra faire attention pour ne pas les perdre et bien les défendre. Si l'un de vos repaires est attaqué, tout n'est pas perdu. En effet, le jeu passe en mode tactique. Il faut alors bien positionner ses troupes. Tout cela se déroule en temps réel. Bien que ce nouvel aspect ne soit pas révolutionnaire, je l'ai bien aimé.
 
La vision de l'aigle a aussi été revue. Elle est plus présente et mieux exploitée. Elle sert à repérer des cibles ou à trouver des passages secrets.
 
La bande sonore, bien que ressemblant aux derniers volets, est encore une fois magnifique. Je me suis souvent laissé emporter par elle en escaladant une tour sur le bord de la mer, avec comme vue le soleil couchant. Le doublage, entièrement en français, est en général très bien.
 
Avant de conclure, parlons un peu du mode multijoueur. Personnellement, je ne joue pas à Assassin's Creed pour celui-ci, mais il vaut quand même la peine de l'essayer, puisqu'il rallonge de quelques heures la durée de vie du jeu.
 
En conclusion, Assassin's Creed Revelations est un bon jeu de fin d'année. Même s'il ne révolutionne pas la série, plusieurs nouveaux éléments, comme la fabrication de bombes ou l'apparition du crochet, permettent à celui-ci d'atteindre des sommets encore jamais égalés dans la série.
 
Merci à Ubisoft pour une copie du jeu

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