BORNES ÉLECTRIQUES

L'inspecteur Binette apprends à Alex les rudiments de la déduction

Le journal d'un récit fictif
(Une histoire tirée de l'imaginaire de Bruno Laliberté)
brunolaliberte.com
 
 
 
 
La vendetta de l'élite au clair de lune (3e partie)
 
 
 
… Alex, les yeux au ciel finit par déclarer, après une courte réflexion : «Le plus drôle de l'histoire c'est de voir la peur dans les yeux d'un gars avec une telle réputation. L'autre chose étrange c'est que chaque évènement depuis le début aurait pu le blesser ou le tuer, mais jamais une égratignure que des bris matériels. Prenez pour exemple la fois des pneus crevés, alors que Pietro roulait à haute vitesse, ce sont les pneus arrière, qui furent atteints; il n'y a eu aucun dérapage… »
 
« Mais comment peut-on avoir deux crevaisons simultanées? interrompit l'inspecteur »
 
« Je n'y avais pas songé, plusieurs hypothèses peuvent être avancées. Est-ce qu'on peut inspecter les pneus et les jantes? »
 
« Là, tu commences à comprendre que chaque miette d'information peut te mener au coupable. Chaque détail doit être scruté à la loupe, la déduction est notre plus grand allié. Maintenant, dînons et pensons aux points qu'ont en commun ces délits.
 
            Ils regardent le menu et passe leurs commandes. La première partie du lunch se passe en silence sauf pour le son d'un café siroté. Au moment du dessert, Alex les yeux brillants et le sourire aux lèvres, sans avertir, s'exclame :
 
«C'est pourtant clair, il s'agit d'une vengeance ou des représailles d'une gang rivale!»
 
«Félicitation Alex, belle déduction, mais le mot vendetta me viens plus à l'esprit…»
 
«Quelle est la différence? Interromps Alex.»
 
«Je crois qu'un lien familial est derrière tout ça; il faudra creuser dans le passé de la gang Pietro et comparer les évènements qui auraient eu lieu à la pleine lune. Nous devrons être délicats, car Pietro ne voudra pas s'incriminer. Planifions cette entrevue en après-midi, il nous faut être fin renard.»
 
            Ils finissent de dîner en parlant des anecdotes de leur première rencontre. Ils retournent où ils terminent la journée en vase clos dans une salle de conférence du poste, on remarque que le sac de jujubes est entre les deux confrères et les trois calepins de l'inspecteur sont ouverts sur la table devant lui.
 
            La conversation inaudible passe de la jovialité à l'intensément sérieux…
 
 
 
 
 
À SUIVRE

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