Qu'on aime ou qu'on n'aime pas, il faut bien avouer que le monde de la musique francophone ne serait pas tout à fait le même sans Robert Charlebois. Pour célébrer ses 50 ans de carrière, les FrancoFolies de Montréal ont tenu, samedi dernier, un concert unique. Retour sur cet évènement mémorable.

Une foule d'artistes
 
Les mélomanes étaient venus nombreux pour voir le parolier et ses amis à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des arts. En effet, le vénérable musicien était, pour l'occasion, accompagné d'une foule d'artistes issus de toutes les générations et aux styles bien différents. Tous avaient un point en commun : ils admiraient l'œuvre de l'auteur-compositeur.
 
Par ailleurs, un choix aussi varié a permis au public d'entendre l'œuvre de Charlebois avec une oreille nouvelle.
 
Le concert a commencé non pas avec l'une de ses chansons, mais plutôt avec une vidéo projetée sur un grand écran, installé au milieu de la scène, dans laquelle plusieurs personnalités de divers horizons se sont succédées pour y témoigner leur respect. Chacun n'avait que des bons mots pour le chanteur. On a ainsi pu entendre Grégory Charles, Janette Bertrand, Gilles Vigneault et même Charles Aznavour.
 
Après cette vidéo de plusieurs minutes, le spectacle a enfin pu commencer. Charlebois est arrivé sur scène en forme et s'est adressé à la foule en appelant le public « Mes amis ». « Après le 50 ans, on laisse faire le mesdames et messieurs », a-t-il affirmé.
 
Un public comblé
 
La première chanson que l'on a pu entendre a été Lindberg. Pour l'occasion, le parolier était accompagné de Louise Forestier. Ça n'a pas pris 1 minute avant que le public s'enflamme. D'ailleurs, tout au long du concert, la foule n'a cessé de se lever pour ovationner l'artiste et ses collègues.
 
Ingrid St-Pierre, qui fait la première partie des spectacles de Charlebois depuis 2 ans, a interprété, seule au piano, Dix ans. Après ce moment de grâce, le grand musicien est revenu sur scène et tous deux ont chanté avec humour Madame Bertrand.
 
Charlebois et ses invités ont sans grande surprise interprété les titres parmi les plus connus de son répertoire, comme Entre deux joints, Les ailes d'un ange, Dolorès et Les Ondes.
 
Cependant, le géant de la musique ne s'est pas gêné pour chanter quelques chansons d'autres interprètes. Le public a ainsi pu entendre Foule sentimentale, une chanson écrite et composée par Alain Souchon. Pour l'occasion, l'artiste européen avait traversé l'Atlantique avec Laurent Voulzy pour la chanter avec leur cousin québécois. Le trio a électrisé la foule.
 
Le showman a aussi raconté une drôle d'anecdote sur La complainte du phoque en Alaska. Il a avoué que pendant des années, les gens croyaient que cette magnifique chanson était de lui. Il n'osait pas les contredire. Pour se racheter, il a offert à la foule son interprétation de cette œuvre phare de Beau Dommage. Pendant qu'il chantait, Michel Rivard est débarqué sur scène pour l'accompagner. Le temps semblait être figé.
 
Tout au long du spectacle, l'homme a prouvé que, malgré ses 68 ans, il pouvait encore être une véritable bête de scène. Très expressif lorsqu'il chantait, il ne se gênait pas pour courir d'un bord et de l'autre. En plus de jouer de la guitare, on a pu le voir un court instant à la batterie et au piano. Les musiciens qui l'accompagnaient (ils étaient moins d'une dizaine) semblaient avoir parfois de la difficulté à le suivre!
 
En plus des chanteurs évoqués plus haut, cette soirée, qui a duré près de 3 heures sans entracte, a été l'occasion d'entendre des artistes comme Alain Lefèvre, Jérôme Charlebois, Pierre Lapointe, Dumas, Les Trois Accords et Louise Forestier.

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