Cogeco a annoncé mercredi l’acquisition d’Atlantic Broadband, le quatorzième plus important câblodistributeur aux États-Unis, en échange d’une somme de 1,36 milliard de dollars US, somme jugée nettement trop élevée par les investisseurs qui se sont débarrassés du titre à rabais (CCA-T), entraînant ce dernier en baisse marquée de 14,49 %.

Le titre de la société-mère Cogeco Inc. (CGO-T) goûte aussi à la médecine des actionnaires, en baisse de 11,58 %, ou 4,91 $, à 37,49 $, dans un marché boursier relativement calme et teinté de vert.

Ainsi donc, Cogeco Câble inc. a conclu un accord définitif pour acquérir toutes les actions du câblodistributeur indépendant Atlantic Broadband, lequel dessert 252 000 clients de service de câble de base et offre également des services de vidéo numérique, d’Internet haute vitesse et de téléphonie en Pennsylvanie, en Floride, au Maryland, au Delaware et en Caroline du Sud.

La transaction se fait à un coût équivalent à 8,3 fois le bénéfice d’exploitation prévu de l’exercice fiscal 2013 et demeure conditionnelle à certaines conditions de clôture. Aux fins de comparaison, le titre boursier de Cogeco s’échange à six fois le bénéfice d’exploitation prévu.

« Cette acquisition constitue un point de départ très intéressant pour Cogeco Câble aux États-Unis. Elle présente des possibilités importantes de croissance, incluant l'augmentation de la pénétration du secteur des petites et moyennes entreprises, de même qu'un potentiel d'optimisation des regroupements de services dans le secteur résidentiel. Nous sommes très heureux d'accueillir tous les employés d'Atlantic Broadband au sein de notre organisation », a déclaré par voie de communiqué Louis Audet, président et chef de la direction de Cogeco Câble.

Aux termes de cette transaction, Cogeco Câble desservira plus de 1,1 million de clients de service de câble de base au Canada et aux États-Unis. Par contre, son ratio d’endettement gonfle de façon exponentielle et rappelle possiblement aux investisseurs la désastreuse expérience de Cogeco au Portugal.

Quoi qu’il en soit, les investisseurs prennent présentement la poudre d’escampette.

Source : MarketWire

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