Les amateurs de films de super-héros ont de quoi à se mettre sous la dent cette année. C'est le moins que l'on puisse dire. Cependant, des productions comme « Le Wolverine », « L'homme d'acier » ou encore « Iron Man 3 » préfèrent jouer la carte du « sérieux » (même s'ils comportent quelques blagues). Les parodies ou comédie sont, ils faut bien l'avouer, plutôt rares. Heureusement, il y a quelques petites exceptions comme « Kick-Ass 2 », qui prend l'affiche ce vendredi.

Maman, je veux être un super-héros quand je vais être grand!
 
Dave Lizewski (Aaron Taylor-Johnson), alias Kick-Ass, souhaite reprendre du service comme super-héros. Il rejoint le groupe de justiciers « Justice Forever » mené par le Colonel Stars and Stripes (Jim Carrey). Pendant ce temps, Mindy Macready (Chloë Grace Moretz), alias Hit-Girl, a pris la décision d'abandonner la carrière de super-héros, à la demande de son tuteur.
 
Alors que le groupe de justiciers commence à se faire un nom auprès de la population, ils doivent faire face à une nouvelle menace : Chris D'Amico (Christopher Mintz-Plasse) qui est devenu The Mother Fucker, à la suite du décès de sa mère. Il souhaite prendre sa revanche de Kick-Ass qui a tué son père. Il recrute alors des vilains pour venir à bout du petit groupe de super-héros.

 
Une belle surprise
 
Avant d'aller plus loin, je dois dire que mes attentes envers Kick-Ass 2 étaient assez faibles. Je m'attendais à une grosse parodie vulgaire avec un faible scénario. Étonnamment, c'était bien mieux que je ne le pensais. Ce n'est pas la meilleure production de 2013, mais c'est loin d'être la pire.
 
Sans grande surprise, le long métrage de Jeff Wadlow (Never Back Down) demeure très grossier. Les personnages discutent souvent avec un langage trivial ou font des actes qui font référence au sexe ou encore au vomi. Cependant, les gags sont assez variés pour nous faire rire jusqu'à l'apparition du générique.
 
Les combats sont particulièrement sanglants. Bien souvent, le sang coule à flots. Dans ce domaine, Kick-Ass 2 comporte d'ailleurs quelques belles trouvailles comme une fusillade dans un cimetière après des funérailles ou encore la mort de policiers par le lancer d'une tondeuse.
 
Contrairement à la plupart des « vrais » films de super-héros, le public peut s'identifier plus facilement aux protagonistes. Après tout, on les décrit comme des gens ordinaires. Ils se questionnent et doutent d'eux sans pour autant avoir la même profondeur que dans d'autres films comme la trilogie du Chevalier noir. Jeff Wadlow n'oublie jamais qu'il est aux commandes d'un film léger.
 
Classique, mais divertissant
 
Le scénario est somme toute assez classique et léger, mais réserve une ou deux belles surprises. Le méchant de service, The Mother Fucker, nous semble au début être un trouillard qui se cache derrière les gros bras de ses collègues, mais plus on progresse dans le récit et plus on se rend compte qu'il est très cruel. D'ailleurs, attendez-vous à voir mourir quelques-uns des gentils.
 
Évidemment, on aime rarement voir des gentils perdre la vie, mais je trouve que sur ce point, Kick-Ass 2 se démarque assez de la masse, surtout quand on sait que ça aurait été si facile de nous offrir des clichés. Je ne dis pas non plus qu'il ne comporte aucun cliché (on fait souvent allusion à des promesses tenues et brisées, par exemple), mais disons qu'il en a moins de ce que l'on pourrait croire.
 
Du côté des acteurs, la plupart offre une prestation convaincante. J'ai un faible pour le jeu de Christopher Mintz-Plasse dans le rôle de ce méchant atypique. Jim Carey, l'un des mes acteurs favoris, m'a toutefois semblé un peu trop sérieux. Je préfère le voir faire la fête.
 
Verdict
 
Au final, Kick-Ass 2 est un bon mélange entre action et comédie. L'histoire n'est certes pas révolutionnaire, mais comporte assez de rebondissements pour tenir en haleine le cinéphile jusqu'à la fin. Les gags sont grossiers, mais ont le mérite de nous faire rire. Bref, il nous permet de voir le monde des super-héros avec un œil nouveau.
 
Cote : 3 étoiles sur 5.
 
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