Le journal d’un récit fictif
                          (Une histoire tirée de l’imaginaire de Bruno Laliberté)
                                                        brunolaliberte.com
 
 
                    L’enlèvement bizarre du chien du fils du millionnaire (2e partie)
 
 
 
            Le capitaine lui lance un regard sévère qui fait se ressaisir l’inspecteur et il écoute sans plus interrompre :
 
~ « Il s’agit du chien champion de toutes les Amériques et sa valeur est estimée à 85,000 dollars. Il n’est pas perdu, il a été enlevé pour une rançon. C’est le chien du fils de monsieur Lewis, celui pour qui tu as fait enquête concernant un attentat sur sa personne. Tu te souviens de la fête qu’il a faite en ton honneur. Une chance qu’il est millionnaire, car quelqu’un d’autre se serait mis dans la rue avec ce «party».
 
~ «J’ai compris, quelle est la situation?
 
~ Hier soir, après une compétition nationale pour chien de race, que Trigger, c’est le nom du chien, a remporté haut la main qu’on en a perdu la trace, et ce d’une manière très bizarre; le tout c’est déroulé en environ une minute, mais Maxime le fils de M. Lewis  vous décrira les évènements, ils vous attentent à la résidence, c’est où a eu lieu la fête pour mieux vous situez. Une voiture non balisée vous attend au stationnement. Le sergent en service, en a les clefs. Oui, oui il y aura deux policiers dépêchés sur les lieux pour répondre à vos exigences habituelles.»
 
            Une heure et le quart d’un sac de jujubes plus tard, l’inspecteur Binette arrive enfin à destination. N’ayant que rarement la langue dans sa poche, à la sortie de son véhicule il exclame sa frustration, à qui veut l’entendre :
 
~ « Maudit trafic, ça aurait été plus vite assis su’l dos d’une tortue avec une patte de bois!»
 
Il est reçu par un domestique à l’entrée d’une fabuleuse demeure toute en granit rose et gris. Le domestique lui réclame ses clefs d’auto en lui en disant : « Nous vous la garerons au stationnement arrière monsieur, veillez me suivre M. Lewis et fils vous attendent au « study »; par ici monsieur. L’inspecteur suivi en imitant sarcastiquement la démarche hautaine du domestique.
 
            Arrivée dans une grande et plutôt austère pièce entourée de bibliothèques en chêne patiner par le temps, ils retrouvent le millionnaire assit à un immense bureau de bois et devant celui-ci et à gauche Maxime, un regard triste est placé dans une bergère de cuir couleur caramel. Le domestique point la deuxième bergère à la droite du bureau et y invite l’inspecteur à s’y asseoir. Sans un mot, le domestique quitte celle-ci, en refermant la porte derrière lui. C’est M. Lewis qui ouvre la conversation avec politesse :
 
~ « Content de vous revoir, inspecteur; est-ce la vie vous traite bien.» Il ouvre une boite de cigare et poursuit : un bon cigare inspecteur? »
 
Binette tournoie un jujube dans sa main droite, d’une voix tremblante répond :
 
~ « Huuum…    
 
     
 
À SUIVRE

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