Cette semaine, un autre épisode captivant de la fascinante conquête de l’espace a retenu notre attention aux nouvelles : le robot Curiosity s’est posé comme prévu sur la planète rouge. Mon imagination s’est une fois de plus emballée à la vue de toutes ces images envoyées vers la Terre par le robot. Je me suis mis à rêver de la mission martienne emportant un équipage d’êtres humains vers Mars dans un futur que je souhaite pas trop lointain. Puis, après quelques minutes de pur délire et d’excitation, je me remets à m’interroger sur la question morale de la fameuse conquête de l’espace. En effet, l’Homme doit-il coloniser d’autres mondes?

La question semble anodine, mais je ne suis sûrement pas le seul à me l’être posée. Le concept de colonisation ou d’établir une présence humaine permanente ailleurs que sur notre planète amène des réflexions troublantes. Dans le programme spatial des pays ayant le potentiel d’envoyer des vols habités dans l’espace (les É.-U., la Russie et la Chine), il est fait mention de retour sur la Lune et d’y établir une base permanente. La Chine a déjà envoyé les sondes lunaires Chang'E sur la Lune et les Russes veulent toujours renvoyer des sondes mais le tout est reporté de quelques décennies. Question de budget, les É.-U. ont renoncé au programme Constellation qui devait les ramener sur la Lune. Ils visent plutôt éventuellement Mars, tout comme les Russes. Une autre planète, rien de moins!

Encore une fois, l’aventure s’annonce excitante et épique. Mais une fois l’objectif atteint, une fois que l’Homme y sera, comment cela se passera-t-il? Lorsque la Chine aura installé sa base, fera-t-elle de notre satellite une lune communiste? Et lorsque Mars sera américaine, y construira-t-on un McDonald? Mars sera-t-elle déclarée chrétienne, musulmane ou athéiste? Autrement dit, y apportera-t-on dans nos bagages tout notre héritage terrien de problèmes sociaux, religieux, politiques et environnementaux? À cette question, je dois répondre non. Bien sûr que j’ai hâte comme un gamin que nous foulions le sol de Mars, mais pas à n’importe quel prix.

L’Homme ne doit pas se répandre comme une maladie, un virus. Il faut être plus grands, meilleurs que ce que nous sommes actuellement. L’humanité doit commencer par le début et ça veut dire s’unir autour d’un gouvernement mondial. L’ONU y est presque, mais l’ego des grandes puissances qui ont un droit de veto fait obstacle. La situation en Syrie en est un exemple frappant. Et il y en a tant d’autres! Tant et aussi longtemps que nous n’apprendrons pas de nos erreurs du passé (et du présent!), l’humanité doit lutter pour s’améliorer afin de devenir « exportable ».
 
Liens :
http://french.ruvr.ru/2011/02/02/42504949.html
http://www.universcience.fr/fr/science-actualites/articleas/wl/1248118848783/espace-le-nouveau-programme-spatial-americain/
 
 

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