Il y a quelques semaines, je vous présentais le high-speed racing car transporter 1955, un camion unique créé par Mercedes-Benz dont une reproduction repose aujourd’hui au musée du constructeur, à Stuttgart, en Allemagne.

Dans cette série d’articles sur les petits bijoux que l’on peut découvrir lorsqu’on visite ce musée, je récidive cette semaine en vous présentant le L 6500, un camion à plateforme au design unique, caractérisé par un essieu double et un immense museau qui aurait rendu Cléopâtre jalouse.

Le L 6500 faisait partie d’une nouvelle gamme de camions robustes introduits par le groupe Mercedes-Benz en 1935. Incidemment, la compagnie venait d’emprunter le nom qu’on lui connaît aujourd’hui à la suite de la fusion des groupes Benz & Cie et Daimler-Motoren Gesellschaft.

La capacité de charge du L 6500 était de 6,5 tonnes. D’autres variantes de ce camion possédaient des capacités supérieures, dont le L 10 000 qui comptait sur trois essieux. Le L 6500 était le camion idéal pour le transport de marchandises importantes sur de longues distances. Cependant, sa maîtrise exigeait un important niveau de force physique et d’endurance de la part de son conducteur; en 1938, tout concept d’assistance à la direction ou au freinage ne faisait pas encore partie du vocabulaire automobile. On peut facilement imaginer le faible niveau de confort de ce camion.

Sous l’immense capot reposait un moteur diesel à six cylindres de 12,5 litres ou, si vous préférez, 764 pouces cubes. À l’époque, en Europe, le prix du carburant diesel était trois fois moindre que celui de l’essence conventionnelle. La puissance livrée par cet immense moteur n’était que de 150 chevaux. Quant à la vitesse maximale du véhicule, elle était de 57 km/h. En tout, 2137 exemplaires de ce camion (toutes versions confondues) ont été produits entre 1935 et 1940.

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