Choisir entre la Night Rod ou la V-Rod Muscle peut être une épreuve pour certains : même motorisation, seulement quelques centimètres et quelques kilos ici et là les distinguent. On aime le côté rageur et la légende HD. La différence se trouve, selon moi, entre le « look » original et le « look » futuriste et agressif de la Muscle. L'idée générale est en fait de trouver le « power bike » idéal pour nos goûts et nos besoins. De même, l'aspect financier n'est pas un facteur et n'entre pas en ligne de compte dans l'équation.

Arrivée en 2009, la version « Muscle » du V-Rod est vraiment réussie! Plus agressive encore dans la gamme que la Night Rod, ses immenses prises d'admission d'air de chaque côté du réservoir lui confèrent un look unique. Même si elle possède la même motorisation que la Night Rod, elle apparaît presque comme une nouvelle moto. Avec des jantes deux tons à cinq bâtons, équipée de freins Brembo à double disque haute performance et d'un système antiblocage ABS en option, la V-Rod Muscle ne fait pas dans la dentelle. Son moteur de 1 250 cm3 développe toujours ses 123 chevaux. Haussée d'un pneumatique arrière de 240 mm, sa fourche inversée de 43 mm surplombe une roue de 19 po sur un « gommard » de 120 mm. Facilement distinguable par son double système d'échappement réparti de chaque côté de la bête, la V-Rod Muscle jouit d'une finition impeccable dans les détails.

Clignotants intégrés aux miroirs, câblage électrique camouflé à l'intérieur des guidons et feu arrière à DEL dissimulé dans un garde-boue tronçonné lui confèrent un look futuriste et soigné. La selle située à 640 mm offre une bonne assise et garantit un centre de gravité bas. La position de conduite est agréable et son instrumentation très complète. On y retrouve d'ailleurs trois compteurs distincts : le compte-tours de gauche indique une zone rouge à près de 9 000 tr/min, son cadran principal lettré blanc sur fond noir indique la vitesse maximale possible et le troisième cadran indique la quantité d'essence restante. On y trouve aussi plusieurs informations pertinentes, telles un totalisateur général et partiel, une horloge intégrée, une jauge à carburant avec témoin de bas niveau et décompte, un témoin de pression d'huile basse et une lecture de diagnostics moteur, le tout à témoins DEL.

Très coupleur et mordant, le gros Twin est cependant tout aussi linéaire et facile à doser. La transmission est précise, sans jeux excessifs. Son moteur refroidi par liquide est doté de quatre soupapes et d'un balancier d'équilibrage permettant de rouler à 50 km/h en 5e sans hésitation. Souple et musclé à la fois, le V-Rod permet de créer une expérience de conduite fort agréable. Cependant, sa direction peut être plus lourde à très basse vitesse, sa fourche inclinée et sa jante de 19 po impliquent un effet de vacillement au départ. Plus économique que certains autres gros muscle bike, celui-ci affiche une consommation combinée urbaine/route de 6,3 l/100 km. Le système de sécurité, l'ABS ainsi que la marche arrière sont en option.

Moto de caractère et, comme son nom l'indique, avec plus de « Muscle » que sa grande sœur, la Night Rod Spécial, la V-Rod Muscle affiche un look plus futuriste et selon moi plus agressif. Je préfère son double échappement gauche/droite que celui superposé positionné à droite de la Night Rod, ainsi que son garde-boue arrière raccourci. Ses lignes plus fluides et son allure générale la démarquent bien sur le marché. Dans sa robe noire, inutile de dire qu'elle ne passe pas inaperçue sur les boulevards. De quoi frimer sans l'ombre d'un doute sur les boulevards et devant les terrasses!

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